14 juillet 2025 : montrer la crédibilité opérationnelle

De retour sur les Champs-Élysées, le défilé militaire du 14 juillet 2025 invite l’Indonésie et met à l’honneur la Force binationale franco-finlandaise, la Flottille de lutte contre les mines, la Base aérienne à vocation spatiale, le Régiment du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie et le Service militaire volontaire.

Le général de corps d’armée Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris, l’a présenté à la presse le 10 juin aux Invalides. Le défilé compte 7.005 participants, dont 5.618 à pied, 63 avions, 33 hélicoptères et 200 chevaux de la Garde républicaine.

Commémorations. L’édition 2025 souligne le centenaire du « Bleuet de France », symbole de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, victimes, veuves et orphelins de guerre. Il marque aussi les 100 ans de l’association « La Flamme sous l’Arc de Triomphe » et les 80 ans de la Défense aérienne.

Défilé aérien. La Patrouille de France arrive en tête avec 8 Alphajet. La Défense aérienne est représentée par 1 avion de détection et de commandement aéroporté E-3 F de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE), 2 chasseurs Rafale C, 1 Rafale B, 1 chasseur F18 suisse, 1 chasseur Typhoon allemand, 2 Mirage 2000-5, 1 Typhoon espagnol et 1 Typhoon britannique. La Dissuasion nucléaire aéroportée est représentée par 1 ravitailleur KC-135 et 4 Rafale B. La supériorité aérienne est représentée par 1 avion de transport et de ravitaillement A330 Phénix, 2 Mirage 2000 D, 1 Rafale C et 1 Rafale B et l’innovation aérienne militaire par 1 avion de transport tactique A400M Atlas, 1 Mirage 2000 D et 2 Rafale B. La Formation de l’aviation de chasse présente 2 avions d’entraînement militaire avancé Pilatus PC-21, 2 Alphajet, 2 Mirage 2000 B et 2 Rafale B. Le Groupe aérien embarqué est représenté par 5 Rafale Marine, 1 avion de guet aérien E2C Hawkeye et 1 avion biréacteur Falcon 10. La Patrouille de surveillance maritime est représentée par avion triréacteur Falcon 50 et 1 avion de lutte anti-sous-marine ATL2. Le Soutien aux populations comprend : la projection de force représentée par 3 A400M Altas de l’AAE et 1 A400M espagnol ; l’assaut et l’appui outre-mer représentés par 1 triréacteur Falcon 900, 1 avion de transport tactique C-130J Super Hercules et 2 avions tactiques CN-235 Casa. Le Transport aérien est représenté par 1 bimoteur Xingu, 2 monomoteurs TBM 700 et 2 monomoteurs légers SR22 Cirrus. La Reconnaissance et le Renseignement sont représentés par 1 drone de combat Reaper et 2 avions légers de surveillance et de reconnaissance Vador. La lutte contre les incendies est représentée par 1 bombardier d’eau Dash 8 de la Sécurité civile (SC). Le défilé d’hélicoptères présente des appareils de l’AAE, de la Marine nationale (1Caïman italien inclus), de l’armée de Terre, de la Gendarmerie, de la SC et de la Douane.

Troupes à pied. Les 17 écoles militaires défilent en tête, suivies d’unités de la Gendarmerie nationale, de l’armée de Terre (incluant la compagnie belgo-luxembourgeoise), de la Marine nationale, de l’AAE, de la Direction générale de l’armement et des Services de santé, du commissariat des armées, d’Infrastructures de la défense et de l’Énergie opérationnelle. Puis arrivent des unités des ministères civils (Intérieur et Outre-mer, Justice et Économie). La Légion étrangère ferme la marche de son pas lent.

Troupes motorisées. Absentes du défilé en 2024, les unités motorisées reviennent en force. L’armée de Terre déploie les éléments suivants : 7ème Brigade blindée, représentée par six régiments (tirailleurs, infanterie, chasseurs, artillerie d’Afrique et génie) ; 13ème Demi-Brigade de légion étrangère ; 1er Régiment de chasseurs parachutistes ; 1er Régiment de spahis ; Brigade d’appui numérique et du cyber ; Brigade de renseignement et cyber électronique ; Brigade logistique ; Brigade maintenance. Suivent des unités de l’AAE, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, de la Douane et de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Loïc Salmon

14 juillet 2024, un défilé avenue Foch et sans véhicules modernes

14 juillet 2023, un défilé sur l’engagement international

14 juillet 2022, un défilé sur fond de guerre en Ukraine




Défense et sécurité : anticiper, prévenir et protéger, bilan 2024 du SGDSN

Pour assurer la souveraineté de la France et de l’Europe, le Secrétariat de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) doit faire face aux menaces visibles et invisibles, à la compétition internationale et aux ruptures technologiques, qui présentent aussi des opportunités.

Son secrétaire général, Nicolas Roche, le souligne en tête du rapport d’activités 2024, rendu public en mai 2025.

Sécurisation des Jeux olympiques. Une posture Vigipirate a été spécialement élaborée pour couvrir l’ensemble de la période des Jeux Olympiques (26 juillet-11août) et Paralympiques (28 août-8 septembre). Auparavant, de janvier à mai, les démarches de coordination au niveau interministériel ou d’actions spécifiques ont été entreprises. Le suivi des événements s’est étendu de l’arrivée de la flamme olympique à l’issue des Jeux Paralympiques. Des outils spécifiques de l’aide à la décision ont été élaborés, dont le mémento pratique en cas de gestion de crise et de sécurité nationale et celui de la réponse opérationnelle, bâti autour d’une dizaine de scénarios critiques. Le retour d’expérience s’est concentré dans deux domaines particuliers. La gouvernance et l’articulation de centres de commandement ont nécessité un travail en amont avec tous les acteurs pour bien comprendre l’environnement et les procédures. Le cycle d’expérimentations des technologies, lancé en 2019, a permis de confronter les technologies d’avenir à la réalité du terrain, dont le contrôle des flux, l’utilisation des drones et la détection d’armes. Cette période a conforté les fonctionnements interministériels de la sûreté aéroportuaire et aérienne, la gestion des risques « explosifs » et NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). Les Jeux ont nécessité quatre exercices gouvernementaux relatifs notamment à la sécurité aérienne et aux transports et cinq expérimentations en situation réelle de technologies d’avenir en matière de sécurité. Il a aussi fallu former 1.500 agents à la planification et la gestion de crise et 500 chiens à la détection d’explosifs.

Techniques de renseignement. Le SGDSN, qui dépend du Premier ministre, doit lui offrir, en temps réel, une vision synoptique des surveillances autorisées. Plusieurs mois avant l’arrivée de la flamme olympique, le Groupement interministériel de contrôle (GIC) s’est préparé techniquement pour éviter toute panne des systèmes d’information pendant les Jeux. Malgré la forte pression sécuritaire et le pic d’activités de l’été 2024, le dispositif des techniques de renseignement a maintenu l’équilibre entre les exigences de sécurité nationale et le droit au respect de la vie privée. Le nombre d’autorisations de géolocalisations, en temps réel, de personnes surveillées a progressé de 3 % de 2023 à 2024. Le décompte ne se fait plus par identifiant mais par personne surveillée, car la même personne peut utiliser plusieurs identifiants simultanément ou successivement. Pendant le même temps, le nombre d’interceptions de sécurité a augmenté de 10 %. Il dépasse celui, cumulé, des captations de paroles, d’images, de données informatiques et d’introductions dans les lieux privés. La technique des « écoutes » reste donc indispensable aux services de renseignement, même si elle n’est plus celle par laquelle ils apprennent la teneur détaillée des projets terroristes, d’ingérences, d’espionnage, de criminalité organisée ou de violences collectives. En 2024, le GIC a formé 1.174 agents des services de renseignement, délivré plus de 100.000 autorisations de techniques de renseignement, fourni 1.250 transcriptions contrôlées par jour et trouvé 21 nouveaux opérateurs interlocuteurs.

Cybermenaces. En 2024, dans un contexte de tensions internationales, les cyberattaquants ont ciblé la chaîne d’approvisionnements et les vulnérabilités des équipements des Jeux Olympiques et Paralympiques et des élections. L’espionnage a visé les infrastructures de télécommunications par l’emploi de « réseaux d’anonymisation » d’équipements compromis pour en détourner l’utilisation légitime, afin d’agir plus discrètement. Les intrus dissimulent ainsi leurs actions et en rendent l’attribution difficile à toutes les étapes de l’attaque informatique. La menace cybercriminelle se caractérise par des fuites de données et des attaques pour obtenir une rançon. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a constaté une hausse des attaques de déstabilisation, dont d’« hacktivistes » interdisant un service. En outre, la moitié de ces opérations de cyberdéfense ont porté sur la vulnérabilité des équipements des entités ciblées. Par ailleurs, la directive européenne NIS2 sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information vise à améliorer la cybersécurité en atténuant les menaces sur les secteurs public et économique clés, pour assurer la continuité de leurs services en cas d’incident. Adoptée en décembre 2022, la NIS2 est en cours de transposition dans le droit français en 2025. L’ANSSI accompagne les futures entités régulées en développant l’offre de ses services. En 2024, elle a détecté 4.386 événements de sécurité et 1.361 incidents. Elle a délivré 280 visas de sécurité,196 qualifications, 94 certifications, et 117.856 attestations « SecNumacademie ». Elle a formé 1.696 personnes et élaboré 68 formations labellisées « SecNumedu » et 35 formations labellisées « SecNumedu-FC ». Elle a aussi publié 22 articles scientifiques, 1 avis technique, 10 guides techniques et 12 logiciels en source ouverte.

Protection à l’international. Le SGDSN coordonne l’action interministérielle dans la lutte contre le financement du terrorisme. Au cours de l’année 2024, son groupe de travail sur le gel des avoirs à but antiterroriste a pris 459 mesures en ce sens sur le territoire national, soit dix fois plus que lors de sa création en 2017, et développé un volet de coopération internationale. En outre, depuis 2023, le Parlement a rendu publics trois rapports la menace des ingérences étrangères, qui ont abouti à la loi du 25 juillet 2024 visant à les prévenir en France. Outre le renfort des moyens administratifs et de l’arsenal répressif, cette loi instaure l’obligation de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique des personnes exerçant des activités d’influence pour le compte de puissances étrangères. Sont aussi visés les « think tanks » et les établissements éducatifs publics à but non lucratif, œuvrant avec un partenaire étranger et ayant pour vocation la diffusion d’une langue étrangère et la promotion des échanges culturels. Ces organismes doivent déclarer les dons et versements reçus de la part de personnes morales étrangères à l’Union européenne. Le SGDSN pilote les travaux réglementaires relatifs à ces deux dispositifs de transparence, entrés en vigueur le 1er juillet 2025. Par ailleurs, le SGDSN continue de s’engager sur les questions de sécurité au sein des instances de l’Union européenne et de l’OTAN. Il participe aussi à des forums internationaux, comme le « Manama Dialogue » à Bahreïn et le « Shangri-La Dialogue » à Singapour. Il entretient des relations bilatérales notamment avec l’Australie, l’Inde, Israël, le Japon, le Qatar, la Grande-Bretagne et Singapour.

Exportations de matériels de guerre. Le SGDSN préside la Commission interministérielle pour l’étude des exportations des matériels de guerre (CIEEMG), qui inclut les ministères des Affaires étrangères, des Armées et de l’Économie. En 2024, la CIEEMG a instruit 8.200 demandes de licences d’exportation, dont près de la moitié sur des modifications ou de prorogations de licences existantes. Elle a accéléré le traitement des licences au profit de l’Ukraine pour répondre à ses besoins opérationnels dans les meilleurs délais. Depuis 2023, le SGDSN préside la Commission interministérielle des biens à double usage civil et militaire, qui, en 2024, a examiné plus de 3.000 demandes individuelles. Enfin, il participe activement aux travaux européens d’élaboration, de mise à jour et d’application de sanctions visant la Russie et la Biélorussie.

Loïc Salmon

Sécurité : la menace informationnelle visant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

Renseignement : la DRSD, renseigner pour protéger

Défense : bilan 2024 de la Direction générale de l’armement




DANIEL GYRE, VICE-PRÉSIDENT DE L’ANCGVM, TITULAIRE DE LA CROIX DE GUERRE DES TOE

Né le 8 février 1943 à Ostricourt (Nord), Daniel Gyre a servi dans l’armée de l’Air du 15 mars 1961 au 8 février 1995. Il commence sa carrière comme soldat de 2ème classe et la termine avec le grade de capitaine dans le Corps des mécaniciens. Réserviste « opérationnel » de 1995 à 2001, il commande notamment le Centre d’instruction militaire de la Base aérienne 115 d’Orange (1997) puis le Centre Air de perfectionnement et d’instruction des réserves (1997-2001). Promu commandant dans la réserve le 1er octobre 1999, il est admis dans l’honorariat le 18 avril 2012.

Voir le Pdf




GÉNÉRAL D’ARMÉE MICHEL ROQUEJEOFFRE, TITULAIRE DES CROIX DE GUERRE (TOE) ET DE LA VALEUR MILITAIRE

« L’homme, le soldat, est l’élément le plus important de tout conflit. L’arme ultime et la plus sophistiquée est le combattant individuel », écrivait le général d’armée Michel Roquejeoffre, décédé le 18 octobre 2024. Il est né à Paris le 28 novembre 1933 et, à 18 ans, entre à Saint-Cyr au sein de la promotion « Union française (1952-1954) ».

Voir le Pdf




Patrouilleur La Combattante

Le patrouilleur La Combattante est l’héritier des traditions du torpilleur La Combattante titulaire de la croix de Guerre 1939-1945 avec 2 palmes de bronze.

Lire la suite de l’article en PDF 




Service de santé navale

 

Télécharger le PDF   




L’HISTOIRE DU DÉFILÉ MILITAIRE DU 14 JUILLET

 

 voir le PDF




De Saumur à Tarbes, un autre exode : le repli des chevaux de l’École de cavalerie (1940-1942)

Voir le Pdf




358 | Dossier : La France et les crises au Moyen-Orient (1973-2003)

Dossier : « La France et les crises au Moyen-Orient (1973-2003) »

Télécharger la revue




Service de santé des armées : la transfusion sanguine, un enjeu vital et stratégique

Principale cause de mortalité des blessés au combat, l’hémorragie peut être traitée sur place grâce à un acheminent rapide de produits sanguins sûrs, la présence d’une équipe médicale spécifique et l’innovation, dont le « plasma lyophilisé ».

Le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) fête son 8Oème anniversaire cette année. Son directeur, le médecin chef des services hors classe Jean-Jacques Lataillade, a présenté son évolution à la presse le 22 mai 2025 à Paris.

Expérience du terrain. Le CSTA accompagne les forces sur le territoire national et tous les théâtres d’opérations en soutenant les hôpitaux militaires. Son expertise unique permet de garantir la disponibilité du sang en tout lieu, en tout temps et au plus près des blessés. A partir du sang collecté dans les établissements militaires, le CSTA prépare des produits selon les mêmes règles de sécurité que le Centre national de transfusion sanguine. Il les qualifie sur le plan de la sécurité biologique et les stocke pour les distribuer aux patients. Il en prépare certains plus spécifiques aux besoins opérationnels. Ainsi, le plasma universel lyophilisé (déshydraté en flacon) se conserve à température ambiante pendant deux ans et peut se transporter indépendamment de la chaîne du froid. En outre, le sang total chaud, prélevé auprès des donneurs connus présélectionnés, que sont les militaires en opérations, peut être transfusé sans délai de conservation, grâce à des kits spécifiques. Pour utiliser les produits sanguins de manière optimale, le CSTA forme des médecins, des infirmiers et des techniciens de laboratoire. Il prend en compte les difficultés rencontrées pendant le conflit russo-ukrainien en cours, en termes de ravitaillement et d’utilisation des produits, pour faire évoluer sa doctrine. Il s’oriente vers la transfusion de sang total et de plasma lyophilisé, produits facilement disponibles à l’avant, plutôt que vers l’utilisation de concentrés de globules rouges, issus de la séparation du sang total et qui demandent du temps et de la technique et sont donc plus difficiles à fournir rapidement. La technologie du plasma lyophilisé a été mise au point par les forces armées américaine pendant les campagnes d’Afrique du Nord en 1942-1943, qui en ont ensuite perdu le savoir-faire. Elles s’approvisionnent aujourd’hui auprès du CSTA, qui l’a adopté puis développé depuis les années 1950, malgré les exigences sécuritaires consécutives à « l’affaire du sang contaminé » par le sida et l’hépatite C dans les années1980 et 1990. Le plasma lyophilisé du CSTA reste un produit sanguin, précise le médecin chef Lataillade, plus opérationnel que ce que diverses sociétés pharmaceutiques fabriquent sous forme de médicament.

Nouvelles thérapies. Le CSTA dispose d’une plateforme de production de thérapies cellulaire et tissulaire et de médicaments dits de « thérapie innovante ». Il propose de nouvelles thérapies réparatrices aux blessés polytraumatisés, brûlés ou irradiés à partir de ces cellules souches. Dans un contexte d’engagement possible de haute intensité, ses capacités de production et d’adaptation montent en puissance. Il travaille sur une nouvelle technique de lyophilisation plus rapide et d’une durée de péremption de trois ans, contre deux aujourd’hui. Après une démonstration clinique d’ici à 2030, il espère d’obtenir des plaquettes de sang, à partir de cellules souches immortalisées, qui pourraient être conservées à 4 ° C et même lyophilisées. Les plaquettes jouent un rôle crucial dans la coagulation en évitant notamment les risques d’hémorragie. A l’issue d’une dizaine d’années de collaboration avec le groupe industriel de cosmétiques L’Oréal, le CSTA envisage de produire un épiderme de culture à greffer sur un patient, dont la surface corporelle aurait été brûlée à 80 %.

Don du sang. Afin de reconstituer les réserves, le CSTA organise une collecte de sang auprès de donneurs civils et militaires chaque 14 juillet aux Invalides à Paris.

Loïc Salmon

Service de santé : garantir au mieux la survie des blessés

Plan d’accompagnement des blessés 2023-2027

Service de santé : culture du retour d’expérience en opération extérieure