03ème Régiment étranger d’infanterie

Légion d’honneur, Médaille militaire et croix de Guerre 1914-1918 avec 9 palmes de bronze, 1939-1945 avec 3 palmes de bronze et des théâtres d’opérations extérieurs avec 4 palmes de bronze.

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bataillons des Douanes

Légion d’honneur, Médaille militaire et croix de Guerre 1914-1918 avec 9 palmes de bronze, 1939-1945 avec 3 palmes de bronze et des théâtres d’opérations extérieurs avec 4 palmes de bronze.

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Escadron de transition opérationnelle 2/8 « Nice »

L’Escadron de transition opérationnelle 2/8 «Nice» est titulaire des croix de Guerre 1939-1945 avec 4 palmes de bronze et des théâtres d’opérations extérieurs avec 1 palme de bronze.

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Charleville-Mézières | Mars 2024

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Lycée militaire de Saint-Cyr l’École (Yvelines)

 

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La déchirure, guerre d’Algérie

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L’engagement français au Liban sous casque bleu en 1978-1979

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355 | Dossier : Les champions sportifs décorés de la croix de Guerre

Dossier : « Les champions sportifs décorés de la croix de Guerre »

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Euronaval : préparation au retour du combat de haute intensité

Matériels plus lourds, systèmes d’armes plus complexes, drones de surface et sous-marins ainsi que les luttes anti-drones et anti-mines caractérisent l’édition 2024 du salon international Euronaval.

Ce dernier a fait l’objet d’une visioconférence de presse le 24 octobre 2024, où sont notamment intervenus : l’ingénieur général de l’armement François Watteau, sur les programmes français ; le délégué général du Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN) Philippe Missoffe, sur le marché naval dans le monde. Le salon, qui se déroule du 4 au 7 novembre à Villepinte (banlieue parisienne), accueille 480 exposants de 30 pays et environ 150 délégations françaises et étrangères.

Les grands programmes français. Premier investisseur de l’État avec 20 Mds€ par an, la Délégation générale de l’armement (DGA) garantit l’autonomie stratégique des armées en matière d’équipements. L’unité de « management combat naval », à laquelle appartient l’ingénieur général Watteau, pilote l’ensemble des opérations relatives au renouvellement ou à la modernisation des moyens de la Marine nationale, à savoir le porte-avions, les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), les drones jusqu’à 6 m de long et tous les équipements et armements associés. Elle doit garantir la cohérence des futurs systèmes avec ceux en service, conduire leurs travaux d’architecture et de conception pour répondre aux besoins, définir l’organisation industrielle, passer des contrats et en assurer la bonne exécution par la réception des matériels dans les centres d’essais de la DGA, répartis dans toute la France. Parmi les 100 programmes en cours, le principal concerne le remplacement du porte-avions Charles-de-Gaulle, qui arrivera en fin de vie en 2038. La DGA et le Commissariat à l’énergie atomique assureront la maîtrise d’ouvrage étatique du porte-avions de nouvelle génération, qui sera équipé de deux chaufferies nucléaires. Les études en projet ont été initiées dès 2019, les gros équipements de chaufferie ont été commandés en 2024 et le contrat de réalisation sera signé en 2025. Outre l’évolution du Rafale Marine, les innovations technologiques majeures seront prises en compte pendant toute la durée de vie du futur porte-avions, notamment les drones et le domaine quantique (comportements des atomes et des particules dans le rayonnement électromagnétique). Le programme des nouveaux SNA « Barracuda » se poursuit. Après les Suffren et Duguay-Trouin déjà en service, le Tourville le sera à la fin de 2024. Les De-Grasse, Casabianca et Rubis suivront d’ici à 2030. A cette date, trois des cinq frégates du programme franco-grec « FDI » (frégates de défense et d’intervention) seront livrées. La première, dénommée Amiral-Ronarc’h, a commencé ses essais à la mer le 7 octobre 2024. Les frégates anti-aériennes du programme franco-italien « Horizon » seront renouvelées. Enfin, un programme de drones sous-marins, capables d’opérer à 6.000 m de profondeur, sera lancé pour assurer la maîtrise des fonds marins.

Le marché naval mondial. Selon l’édition 2024 de l’étude « World Defence Shipbuilding» du GICAN, présentée par Philippe Missoffe, les données récupérées depuis 2016 montrent une évolution de la construction navale militaire. Les risques de tensions maritimes entraînent les constructions de frégates, corvettes, sous-marins à propulsion diesel-électrique, SNA et sous-marins nucléaires lanceurs d’engins fortement armés. La guerre d’attrition nécessite de nouvelles armes bon marché (lasers). Des armes plus rapides (torpilles) et lointaines (missiles hypersoniques) arrivent. Le marché naval mondial est estimé à 82,5 Mds€ pour les années 2022-2023, dont 20 Mds€ dépensés par les États-Unis et 16 Mds€ par la Chine. Celle-ci construit davantage de navires que les États-Unis mais n’en exporte pas, alors que la France vend 35 % de sa production navale à l’étranger.

Loïc Salmon

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Moyen-Orient : vers des guerres d’usure sans perspective de victoire stratégique

Après l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023, Israël a riposté et remporté des succès à Gaza, au Liban et en Cisjordanie, mais dont les effets nourrissent des sentiments de revanche. Sa guerre d’attrition ne semble pas sous-tendue par une stratégie politique réaliste.

La situation a été analysée dans une note de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), publiée le 27 septembre 2024 à Levallois-Perret (banlieue parisienne) et rédigée par Laure Foucher, maître de recherche à la FRS, et Elisabeth Marteu, chargée de cours à l’Institut d’études politiques de Paris.

Interconnexion des crises. En mai 2024, la prise de contrôle par Tsahal (forces armées israéliennes) du « corridor de Philadelphie », qui longe la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, a anéanti toute perspective de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Un retrait de Tsahal de ce corridor, considéré comme un point de passage stratégique, dépend d’un accord avec l’Égypte qui répondrait aux exigences de sécurité d’Israël, à savoir le maintien d’un contrôle, direct ou indirect, sur l’ensemble du territoire. La majorité des hauts gradés de Tsahal reconnaît l’impossibilité d’atteindre l’ensemble des objectifs déclarés et que seule une solution diplomatique permettrait de conforter les résultats obtenus sur le plan militaire. Pour le Hamas, le retrait israélien du corridor de Philadelphie constitue un élément non négociable pour un cessez-le-feu. Le Hezbollah libanais, soutenu par l’Iran, conditionne l’arrêt de ses attaques contre le territoire israélien à un cessez-le-feu à Gaza. Il se trouve plongé dans une escalade, dont il a perdu le contrôle. Depuis le 17 septembre, Israël a saboté ses outils de communication, tué plusieurs de ses chefs et effectué des frappes aériennes massives contre ses infrastructures, son arsenal et des zones où il habite, réduisant considérablement ses capacités de combat. Selon les dirigeants israéliens, l’Iran ne devrait pas intervenir directement contre Israël afin d’éviter de tomber dans le piège d’une guerre totale. L’enchaînement futur de guerres sur plusieurs fronts dépend de la riposte du Hezbollah et aussi de la volonté des États-Unis de laisser Israël agir comme il l’entend, malgré les très nombreuses victimes collatérales. Or, du Proche-Orient au golfe Arabo-Persique, aucune crise n’a été résolue depuis des années. La région connaît des conflits pas vraiment gelés et sans fin, comme en Syrie et au Yémen, sur un fond d’exacerbation des fragilités structurelles comme en Égypte et au Liban. Outre un retour à la course aux armements, s’y ajoutent des menaces persistantes sur la sécurité, à savoir le renforcement capacitaire et politique des groupes armés, la poursuite du programme nucléaire iranien et la résilience des groupes djihadistes. Au Liban, le Hezbollah profite des fragilités endémiques de l’État pour décider seul de la guerre ou de la paix. En Jordanie et en Égypte, les débordements possibles des violences à Gaza et en Cisjordanie sur leur territoire mettent en péril la stabilité intérieure. Ils s’accompagnent du risque de la montée de la contestation interne de ses dirigeants qui ont choisi la paix avec Israël. En Jordanie, le parti d’opposition Front d’action islamique, affilié à l’organisation islamiste transnationale Frères Musulmans, a remporté les élections législatives en septembre en raison de la grave crise économique du pays et de l’hostilité anti-israélienne d’une partie de la population en majorité palestinienne. L’intensité de l’action de Tsahal à Gaza et au Liban suscite, dans toute la région, un regain de popularité à l’égard des mouvements islamistes, quoique durablement affaiblis après l’échec des révoltes du « Printemps arabe » de 2011. Elle a aussi fourni un prétexte de démonstration de solidarité avec la cause propalestinienne à « l’Axe de la Résistance ». Ce dernier consiste en une alliance politique et militaire entre la Syrie laïque, l’Iran et le Hezbollah musulmans chiites et le Hamas musulman sunnite ainsi que d’autres factions armées palestiniennes. Outre son hostilité envers l’Occident, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, il appelle à l’élimination de l’État d’Israël dont il refuse l’existence.

Rivalités de puissances. Pour sortir Israël de son isolement diplomatique régional et contrer l’Iran, les États-Unis ont obtenu les « Accords d’Abraham ». Ceux-ci consistent en traités de paix d’Israël avec les Émirats arabes unis (EAU) et Bahreïn, signés à Washington en 2020. Puis le Soudan et le Maroc ont rejoint les Accords d’Abraham. Ces quatre États sunnites y ont vu des intérêts économique et sécuritaire. Israël a ainsi évacué la question d’un État palestinien, constitué d’une partie de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est (annexé pendant la guerre de 1967). Toutefois, ses ripostes contre le Hamas et le Hezbollah menacent la stabilité régionale, essentielle à la prospérité économique de la péninsule arabique. L’Arabie saoudite et les EAU veulent affaiblir l’Iran et son influence et sécuriser leur territoire. Malgré un refroidissement de leurs relations bilatérales avec Israël, ils le laissent conduire la guerre contre leurs adversaires de l’Axe de la Résistance. La logique de l’endiguement des crises de Gaza, du Yémen et de la Syrie prévaut dans la région, par suite d’un sentiment d’impuissance et de l’illusion que chaque crise peut se traiter isolément. Pourtant, les EAU, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie et l’Égypte poursuivent des négociations diplomatiques sur le dossier de Gaza. En outre, les pays arabes du golfe Arabo-Persique tentent de maintenir de bonnes relations avec l’Iran, malgré les tensions. La normalisation des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite, rétablies en 2023, permet d’éviter une confrontation directe entre l’Iran et Israël. Cependant, Téhéran maintient son soutien à ses partenaires et affidés, tandis que Ryad ne favorise guère la coopération économique. L’Arabie saoudite et les EAU espèrent toujours l’affaiblissement de l’Iran qui, de son côté, tente de convaincre les opinions publiques régionales que Ryad trahit la cause musulmane. Enfin, pour la communauté internationale, la multiplication des foyers de tensions et de conflits au Proche et Moyen-Orient les rend difficilement surmontables.

Rôle des États-Unis. Grâce aux Accords d’Abraham, les États-Unis espèrent réduire leur engagement au Proche-Orient, afin de porter leurs efforts miliaires vers la zone Indopacifique, considérée comme prioritaire. Mais ils doivent désormais arrêter la guerre à Gaza, limiter la contagion régionale tout en affaiblissant l’Iran et ses partenaires, rétablir la sécurité maritime en mer Rouge et, au-delà de l’escalade en cours, stopper le programme balistique de l’Iran et empêcher la militarisation de son programme nucléaire. Le 13 avril, les attaques contre Israël par des missiles balistiques iraniens ont incité les États-Unis à y déployer le système THAAD de défense antimissile à haute altitude mis en œuvre par des militaires américains. (Le 13 octobre, après un second envoi de missiles iraniens, Washington a annoncé un nouveau déploiement de THAAD en Israël). L’Arabie saoudite, qui bénéficie d’un « protocole d’entente » non contraignant et portant sur sa sécurité par les États-Unis (contre la garantie d’approvisionnement en pétrole bon marché depuis 1945), négocie un accord de défense avec eux. Les EAU sont qualifiés par les États-Unis de « partenaires de défense majeurs ». Les États-Unis, s’enlisent dans des conflits qui étirent leurs capacités militaires et affaiblissent leur crédit diplomatique auprès des opinions publiques locales. La Russie et la Chine en profitent pour y étendre leur influence. Ni l’une ni l’autre ne cherchent à offrir des garanties de sécurité ni à résoudre les conflits, mais plutôt à maintenir au pouvoir les dirigeants de leurs pays partenaires. Par ailleurs, malgré son opération « Aspidès » de protection du transport maritime en mer Rouge, l‘Union européenne n’est plus perçue comme « forte » sur les plans diplomatique et militaire aux Proche et Moyen-Orient.

Loïc Salmon

Israël : ripostes militaires de précision au Hamas de Gaza

Moyen-Orient : rivalités entre Arabie Saoudite, Iran et Turquie

Etats-Unis : influence religieuse sur la politique étrangère