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02ème Régiment d’infanterie

Le 24ème Régiment d’infanterie est une unité composée à 97 % de réservistes. Ces derniers sont soit des jeunes sans expérience militaire, d’anciens appelés du contingent ou d’anciens militaires d’active. L’effectif du régiment est de 700 hommes, dont 11 personnels d’active qui constituent le noyau de son état-major.

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Saint-Quentin | Juin 2021

 

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Mulhouse | Juin 2021

 

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Ecole des hautes études commerciales

Créée en 1881, l’École des hautes études commerciales de Paris (HECschool of management) est une grande école de commerce consulaire reconnue par l’État. Elle est gérée et financée par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de- France (CCI). A l’origine située rue de Tocqueville à Paris, elle est déplacée en 1964 vers son campus de Jouyen-Josas.

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Char AMX 30

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Gendarmerie dans les territoires outre-mer

La Gendarmerie a assuré pendant plus de trois siècles, dans les territoires très éloignés de la métropole, des missions d’autorité. Pour remplir ces tâches dans ces contrées lointaines, l’institution s’est trouvée confrontée à de nombreuses difficultés liées à l’immensité des territoires, à l’isolement et aux conditions climatiques.

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344 | Dossier : « Bataille de la mer de Corail »

Dossier : « Bataille de la mer de Corail »

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Meilleurs vœux pour l’année 2022

 Le Président national et les Membres du Conseil d’administration

de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire

vous présentent leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année

 

 

 




Espace : système GEOTracker®, surveillance optique renforcée

Le ministère des Armées et ArianeGroup ont signé, le 16 décembre 2021 à Paris, un contrat de surveillance renforcée de l’espace sur des orbites de 2.000 km à 36.000 km par GEOTracker®, pour réagir vite et efficacement aux menaces émergentes.

André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup, le responsable Défense et son adjointe ont présenté ce système à l’Association des journalistes de défense le 15 décembre à Paris.

Système GEOTracker®. Ce contrat constitue une extension, financée par le Commandement de l’espace (CdE), de celui sur le service de données de positionnement, d’orbitographie et d’analyse de 2017. ArianeGroup dispose d’un réseau mondial de capteurs optiques et d’un centre de commande et de contrôle centralisé, qui automatise et traite rapidement les données orbitales. GEOTracker® fournit une couverture permanente à 360 °, qui permet au CdE de détecter, suivre et contribuer à la caractérisation d’objets spatiaux, actifs ou inactifs, afin d’établir la situation spatiale et de protéger les satellites français. En 2021, se déplacent dans l’espace : 1.500 satellites actifs et 2.900 inactifs ; 23.000 objets supérieurs à 10 cm ; 500.000 entre 1 cm et 10 cm ; plusieurs millions de débris inférieurs à 1 cm. Parmi les satellites, 41 % sont américains, 13 % chinois, 12 % européens, 9 % russes, 4 % japonais et 21 % divers. GEOTracker® utilise le laser et l’intelligence artificielle pour détecter le comportement d’un satellite qui, s’il se déplace, effectue une mission particulière. Du 8 au 12 mars 2021, GEOTracker® a participé à l’exercice tactique et opératif d’entraînement aux opérations spatiales militaires « Aster’X », piloté par le CdE sur le site de Toulouse du Centre national d’études spatiales. Un exercice similaire est prévu en 2022. Cela permet de voir les équipements, défensifs et offensifs, des satellites en orbite, d’établir la situation sur une zone géographique et d’envisager des scénarios d’attaque. Vu qu’un satellite parcourt plusieurs dizaines de km en quelques secondes, la surveillance permanente de 100.000 objets nécessite une réflexion, au niveau européen, sur la mise en œuvre et le partage de moyens à améliorer, afin de tenir une situation en temps réel. Déjà, en juin 2021, la Commission européenne a sélectionné ArianeGroup pour les projets de surveillance spatiale « Sauron » et « Integral ». D’ici à 2025, GEOTracker® disposera d’un grand réseau de télescopes répartis sur une vingtaine de stations sol pour réaliser un catalogue de plusieurs milliers d’objets.

Lanceurs et missiles. ArianeGroup, co-entreprise à parité du constructeur aéronautique européen Airbus et du motoriste aéronautique et spatial français Safran, emploie 8.800 personnes (filiales comprises) en France et en Allemagne et a réalisé un chiffre d’affaires de 2,7 Mds€ en 2020. Il assure la maîtrise d’œuvre des lanceurs européens civils Ariane 5 et Ariane 6, des recherche et développement à l’exploitation. Pour la dissuasion nucléaire de la France, il contrôle le cycle de vie, des études amont au démantèlement, des missiles balistiques M51 de la Force océanique stratégique et en effectue l’adaptation permanente au contexte stratégique et aux systèmes de défense des grandes puissances nucléaires. Par ailleurs, ArianeGroup conçoit les futurs « planeurs hypersoniques », destinés aux frappes dans la profondeur et que développent les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Lancés d’un avion, d’un sous-marin ou d’une plateforme mobile, ils parcourront environ 4.000 km à 60-80 km d’altitude dans une atmosphère raréfiée.

Loïc Salmon

Espace : « Keraunos », le laser pour la communication optique

Espace : un commandement dédié pour comprendre et agir

Espace : sécurisation en question et dissuasion nucléaire




Chine : ingérence et « guerre politique » croissantes

Les opérations d’influence de la Chine incluent la subversion, l’intimidation et les pressions politiques dans son environnement régional et aussi en Amérique du Nord et en Europe.

C’est ce qui ressort du rapport sur les opérations d’influence chinoises, rendu public en septembre 2021 à Paris par l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM)et rédigé par son directeur Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Paul Charon, chargé du domaine « Renseignement, anticipation et menaces hybrides » de l’IRSEM.

De l’influence à l’ingérence. Pour les autorités chinoises, en l’occurrence le Parti communiste (PCC) il s’agit d’abord de séduire et subjuguer les publics étrangers en soulignant la croissance économique spectaculaire du pays, son efficacité administrative et la supériorité de son régime politique sur la démocratie libérale. Vient ensuite la tradition plurimillénaire de la Chine, dont sa médecine. En politique étrangère, le PCC a imaginé une « émergence pacifique » destinée à dissiper l’impression de « menace chinoise ». Depuis une vingtaine d’années, la puissance de la Chine se manifeste sur le plan militaire mais aussi par ses prouesses architecturales, scientifiques ou technologiques et l’organisation d’événements d’envergure mondiale (Jeux olympiques d’été en 2008 et d’hiver en 2022). Certaines opérations d’influence consistent à contraindre les sociétés adverses par une infiltration lente afin d’entraver toute velléité d’action contraire aux intérêts du PCC. Depuis 2018, elles visent d’abord les diasporas chinoises à l’étranger, très hétérogènes, en créant ou entretenant un sentiment d’appartenance à une même nation et pour bénéficier de leurs connaissances de leur pays de résidence. Afin d’éviter qu’elles deviennent une menace pour le PCC, la Chine exerce une pression constante d’abord sur elles, mais aussi sur les Etats des pays de résidence pour en faire arrêter certains membres et éventuellement les extrader. Vis-à-vis des pays étrangers, elle pratique la diplomatie du « loup guerrier » », à savoir les postures agressives du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et d’une dizaine de diplomates qui, via les réseaux sociaux, recourent à l’invective ou même l’intimidation en brouillant ce qui relève du PCC et de la Chine comme « pays-culture ». Au sein de l’ONU, Pékin détient plusieurs postes-clés, fournit d’importantes contributions financières et exerce des pressions économiques et politiques ou pratique la cooptation, la coercition et la corruption. Il s’agit de renforcer sa présence, cadrer les débats et contrôler les discours, obtenir des soutiens, imposer un ordre du jour et influencer l’élaboration et l’interprétation des normes. Le PCC utilise aussi les universités pour acquérir des connaissances et des technologies par le biais de programmes de recherche conjoints, de façon légale ou par le vol et l’espionnage. En outre, des « stations de recrutement » à l’étranger font venir des candidats potentiels en Chine et collectent des informations sur les personnalités scientifiques et les programmes de recherche. Ainsi, plusieurs bases chinoises de données contiennent des millions de profils ciblés dans le monde. Souvent, les chercheurs ainsi recrutés travaillent au développement des capacités militaires chinoises. Plusieurs scandales ont éclaté en 2020 et 2021 au sujet de programmes conjoints avec des universités occidentales aidant, involontairement, Pékin à construire des armes de destruction massive ou à mettre au point des technologies de surveillance de la population chinoise. La manipulation de l’information passe par les réseaux sociaux avec la création de faux comptes, de « trolls » (messages destinés à susciter des polémiques) et de « l’astrosurfing » (simulation d’un mouvement populaire spontané). Ces procédés, inspirés de ceux de la Russie, visent d’abord la population chinoise, pour empêcher des actions collectives non contrôlées par le PCC, puis la scène internationale. La manipulation inclut l’achat d’un message, d’influence sur un compte, d’un compte ou d’une page. Depuis 2019, Twitter, Facebook et YouTube identifient de telles campagnes originaires de Chine et suspendent des dizaines de milliers de comptes. Les relais de la propagande chinoise incluent le recrutement d’universitaires étrangers et d’« influenceurs » (vedettes de réseaux sociaux) occidentaux. L’intelligence artificielle génère des textes et des images de profils. Les touristes chinois à l’étranger peuvent faire passer des messages, comme l’appui des revendications territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale. Enfin, la « diplomatie des otages », détention arbitraire de ressortissants étrangers pour faire basculer un rapport de force, a été utilisée par Pékin contre la Suède, le Canada, le Japon et Taïwan.

« Guerre politique » ciblée. Prenant exemple sur les opérations d’influence de la Russie contre la Géorgie (2008) et l’Ukraine (depuis 2014), la Chine en a lancé contre l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Europe et l’Amérique du Nord. Mais Hong Kong et Taïwan, cibles prioritaires, constituent de véritables laboratoires de recherche et développement de la « guerre politique ». A Taïwan, le PCC utilise des relais locaux pour dissimuler ses traces. Il a commencé par des pressions sur certains médias, qui se sont autocensurés afin de pouvoir continuer à poursuivre leurs activités en Chine. Cela passe par la publicité, l’achat d’actions de médias jusqu’à en prendre le contrôle (avec des conséquences sur la ligne éditoriale), le financement clandestin, les nominations d’ « amis » à des postes-clés et les forums sino-taïwanais. Pékin recourt aussi à des « cyberarmées », groupes menant campagne contre quelque chose ou quelqu’un. Dans le monde politique local, des micro-partis, favorables au rattachement de Taïwan à la Chine, et des personnalités, ciblées pour leur inclination prochinoise, servent de relais. S’y ajoutent célébrités culturelles ou artistiques, organisations civiques, réseaux de temples bouddhistes et taoïstes, milieux d’affaires, Taïwanais résidant en Chine et Chinois vivant à Taïwan. Toutefois, ces ingérences de Pékin ont produit l’effet inverse parmi la population, qui s’identifie à 67 % comme « seulement taïwanaise ». La crise hongkongaise de 2019 a en effet joué un rôle de repoussoir. Sur les réseaux sociaux, Pékin a submergé les opinions publiques, de Hong Kong et d’autres pays, de contenus manipulés ou sensationnels, comparant les manifestants à des cafards ou des terroristes djihadistes. Ces campagnes, dont la moitié des comptes a été créée en trois mois, diffusent des récits orientés sur le rejet des manifestants, le soutien à la police de Hong Kong et un « complot d’Occidentaux ». Par ailleurs, Pékin considère Singapour comme un « pays chinois », en raison de l’origine à 74,5 % chinoise de sa population. Pékin veut que la Cité-Etat cesse de parler de liberté de navigation et d’entraîner ses forces armées à Taïwan et aussi qu’elle développe davantage ses relations commerciales avec la Chine. Singapour, où sont parlés l’anglais et le chinois, résiste en prônant son identité spécifique, à savoir pluriethnique et multiculturelle avec une particularité « chinoise singapourienne ».

Loïc Salmon

Chine : ambition hégémonique du Parti communiste

Défense : information falsifiée, internet et réseaux sociaux

Guerre de l’information et information de guerre