Exposition « Du courage à l’honneur » au musée de la Légion d’honneur et des ordres de Chevalerie

La croix de Guerre, marque du courage, et la Légion d’honneur, celle du prestige, s’inscrivent dans la lignée des récompenses nationales, miroir des valeurs de la République qu’elle incarne et de destinées humaines exemplaires.

De la décoration à l’ordre. « Parler du courage, c’est parler de lucidité, d’une capacité à affronter l’adversité en l’ayant regardée en face et sans regret, sans nostalgie et étant prêt à combattre », a déclaré le général d’armée François Lecointre, Grand Chancelier de la Légion d’honneur et Chancelier de l’ordre national du Mérite, devant quelques journalistes le 21 avril 2026, veille de l’inauguration de l’exposition. Toutefois, il a souligné que le courage ne concerne pas que les militaires et que la Légion d’honneur a une vocation universelle. « L’Empereur (Napoléon 1er), dit-il, a tout de suite voulu, en créant un ordre universel, bien expliquer qu’on devait mélanger le courage et la bravoure du militaire avec la science des savants et le talent des artistes. Parce que pour faire une société unifiée et complète, il fallait que tous les talents, tous les services, tous les engagements de la société, donc que tous les champs d’activité de la société puissent être récompensés par un ordre unique. » L’ordre de Saint-Louis, créé par Louis XIV, était réservé aux militaires et son ruban rouge a inspiré celui de la Légion d’honneur. De même, la croix à quatre branches de l’ordre de Malte a servi de modèle à celle de la Légion d’honneur qui en compte une de plus. L’ordre national de la Légion d’honneur, plus haute distinction française créée en 1802 par Napoléon Bonaparte Premier consul, récompense les mérites éminents acquis au service de la France pendant vingt années au moins. En 2025, il compte 77.000 membres et, chaque année, 2.200 Français et 300 étrangers sont décorés dans les trois grades (chevalier, officier et commandeur) et deux dignités (grand officier et grand-croix). Deuxième décoration française dans l’ordre de préséance, la Médaille militaire, créée en 1852 par Napoléon III, empereur des Français, et concédée aux soldats et sous-officiers d’active, de réserve ou anciens combattants, récompense des exploits extraordinaires ou au moins huit ans passés sous les drapeaux. En 2025, elle compte 142.000 titulaires et, chaque année, environ 2.700 Français et 30 étrangers en sont décorés. Universel comme la Légion d’honneur mais n’exigeant qu’au moins dix ans de services, l’ordre national du Mérite, créée en 1963 par le président de la République Charles de Gaulle, récompense les mérites distingués acquis soit dans la fonction publique, civile ou militaire, soit dans l’exercice d’une activité privée. En 2025, il compte 176.000 membres et, chaque année, 3.800 Français et 300 étrangers sont décorés dans les trois grades (chevalier, officier et commandeur) et deux dignités (grand officier et grand-croix). La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, créée en 2016 par le président de la République François Hollande, a vocation à leur manifester l’hommage de la France à la suite d’attentats commis sur le territoire national ou à l’étranger. Attribuée à la demande des intéressées depuis 2018, elle se place au quatrième rang dans la hiérarchie des distinctions françaises.

Des objets rares. Selon son directeur-conservateur Peter Keller, le musée de la Légion d’honneur et des ordres de Chevalerie est « un musée de société et d’histoire, qui présente l’histoire sociale de la France à partir du XVIème siècle, voire avant, et cherche à faire découvrir la Légion d’honneur et les valeurs que représentent l’exemplarité, l’universalité, le civisme et mettre en lumière des parcours des hommes et des femmes, qui se sont engagées pour le bien commun et ont rendu des services à la nation. » Le musée s’est associé au Service historique de la Défense pour réaliser l’exposition « Du courage à l’honneur » et son catalogue, car tous deux conservent des fonds historiques et iconographiques symboliques, des médailles et des objets d’art et d’histoire. Héritier des dépôts de la Guerre et de la Marine créés sous Louis XIV, le Service historique de la Défense résulte de la fusion en 2005 des Services historiques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine nationale et de la Gendarmerie nationale. L’exposition montre pour la première fois de beaux objets rarissimes et qui racontent un contexte. Ainsi, l’insigne et la plaque métallique de grand-croix de l’ordre autrichien de Léopold, créé en 1808, a récompensé onze personnalités civiles et militaires selon des critères similaires à ceux de la Légion d’honneur. Quoique l’Autriche des Habsbourg fut l’une des principales adversaires de Napoléon, celui-ci en devint le premier récipiendaire et épousera deux ans plus tard Marie-Louise, petite-nièce de la reine Marie-Antoinette guillotinée en 1793. L’unique ensemble identique de ces décorations se trouve…au Kremlin ! Par ailleurs, une présentation chronologique des objets et documents symboliques permet de mettre en avant les ruptures et les continuités dans la création d’une structure de récompenses de la bravoure. Cela commence sous l’Ancien Régime et se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec des adaptations. L’exposition présente un des deux exemplaires (1788) restants des statuts de l’ordre du Saint-Esprit, créé en 1578 par Henri III. Le second se trouve à la bibliothèque de l’Assemblée nationale. Il avait été envisagé, vers 1775-1780, de créer des décorations pour récompenser des « actions glorieuses et éclatantes du service de mer ». Un « tableau » inédit présente ce projet de six décorations sous forme de médaillons portés sur la poitrine et réservés aux officiers de la Marine royale : une épée et un pistolet enlacés de laurier pour un « capitaine qui prendra un vaisseau à l’abordage plus fort que le sien » ; un pistolet et une épée entrecroisés pour un « capitaine qui prendra un vaisseau à l’abordage égal au sien » ; deux canons en croix pour un « capitaine qui prendra au canon un vaisseau plus fort que le sien » ; deux pistolets pour une « capitaine en second qui prendra à l’abordage une vaisseau plus fort que le sien » ; un canon seulement pour un « capitaine, qui prendra au canon un vaisseau égal au sien » ; une grenade enflammée pour un « capitaine commandant un brûlot (navire chargé d’explosifs) qui brûlera l’ennemi ». Ce projet restera sans suite malgré la victoire de la baie de Chesapeake (1781) de l’amiral de Grasse sur la flotte anglaise, bataille décisive pour l’indépendance américaine. Alors que seuls les officiers catholiques étaient récompensés, Louis XV institue le « Mérite militaire » pour les non-catholiques au service de la France. En outre, les soldats ayant servi 24 ans sous les drapeaux ou sur les bateaux sont récompensés par le « Médaillon des deux épées », qui perdurera jusqu’en 1830. L’insigne de la petite grenade, contemporaine, est encore porté dans la Gendarmerie et l’armée de Terre…250 ans après sa création. Une aquarelle représente la cérémonie du 16 août 1804, quand Napoléon remet la Légion d’honneur à certains des 80.000 soldats rassemblés au camp de Boulogne, en vue d’un hypothétique débarquement en Angleterre, et qui deviendront la Grande Armée. Un trône du roi Dagobert a symbolisé le lien entre les Bonaparte et les Mérovingiens et, pour souligner la continuité de la bravoure militaire, les insignes étaient déposés dans les armures de Bayard et de Du Guesclin. L’exposition présente aussi le premier insigne de la croix la Légion d’honneur que Napoléon a porté à cette occasion et celui de grand-aigle (grand-croix aujourd’hui), porté à Sainte-Hélène et qu’il a légué à son frère Lucien. Au-dessus, se trouve son exemplaire personnel de l’almanach, document administratif des fonctionnaires des 130 départements de 1811, volé puis retrouvé en 1915, cent ans après Waterloo.

Loïc Salmon

L’exposition « Du courage à l’honneur » (22 avril-20 septembre 2026), organisée par le Service historique de la défense et le musée de la Légion d’honneur et des ordres de Chevalerie se tient à Paris. Elle présente des décorations, objets, tableaux et documents. Renseignements : www.legiondhonneur.fr

Du courage à l’honneur, trésors de la symbolique du Service historique de la Défense

Exposition « Honneur aux braves, la croix de Guerre » à Vincennes

La Légion d’honneur

 




Du courage à l’honneur, trésors de la symbolique du Service historique de la Défense

La vertu militaire, récompensée par une décoration, reflète le dévouement de tous les combattants à leur pays, du simple soldat à l’officier général, et même des unités entières. Les ordres nationaux mettent sur un pied d’égalité les plus hautes personnalités civiles et les militaires récipiendaires les plus anonymes.

Héritière de la cavalerie romaine, la « chevalerie » médiévale, progressivement confondue avec la noblesse, recouvre peu à peu une catégorie sociale et professionnelle et un ensemble de valeurs et de pratiques culturelles. Quoique la chevalerie des XIVème et XVème siècles diffère de celle apparue entre les Xème et XIIème siècles, Louis XI instaure l’ordre de Saint-Michel en 1469 et y intègre les idéaux de la chevalerie médiévale. Des ordres de chevalerie l’ont précédé en Europe et d’autres lui succéderont. Conformément aux statuts, chaque nouveau chevalier se voit contraint de suivre des règles et de respecter des engagements, dont la fidélité au souverain. L’ordre du Saint-Esprit, créé par Henri III en 1578, est réservé à a noblesse. Une rupture se produit en 1693 quand Louis XIV instaure l’ordre royal de Saint-Louis pour récompenser le mérite militaire, où l’appartenance à la noblesse n’est plus requise et seule compte la bravoure au combat, assortie de dix ans de service. Au cours du XVIIIème siècle, les réflexions portent sur l’importance de distinguer les récompenses de longévité de service de celles pour action d’éclat, notifiées par un « médaillon de vétérance » avec deux épées entrecroisées. Ainsi Jean Thuret (1699-1807), le « plus vieux soldat de France », l’a servie 72 ans et a reçu trois médaillons avant d’être nommé dans la Légion d’honneur en 1804. Entretemps, la Révolution a aboli les ordres chevaleresques. Institué en 1802, l’ordre de la Légion d’honneur puise dans le symbolisme de la Révolution pour souligner son caractère universel en associant, en 1804, son insigne à une couronne composée d’une branche de laurier pour la victoire et d’une branche de chêne pour la vertu civique. En 1857, Napoléon III institue la « médaille de Sainte-Hélène » pour la reconnaissance rétrospective des anciens combattants des guerres de la Révolution et de l’Empire (1792-1815), officiellement désignée « commémorative », et première distinction française de ce type. L’affrontement de millions de combattants au cours de la première guerre mondiale nécessite, pour le commandement, de disposer d’une récompense égalitaire tout en hiérarchisant les faits d’armes et en assurant la reconnaissance au plus près des événements. C’est la croix de Guerre 1914-1918, qui sera décernée pour acte de bravoure au simple soldat comme au maréchal, à des civils, à des femmes, à des étrangers des armées alliées et même à des animaux ! Par la suite, seront instituées la croix de Guerre de théâtres d’opérations extérieurs en 1921, toujours attribuée en cas de guerre déclarée, et la croix de Guerre 1939-1945. Des unités militaires, des communes, des institutions et des entreprises ont reçu une croix de Guerre et, parfois, la Légion d’honneur. En 1930, est instaurée la « croix du Combattant » pour tout militaire présent au front pendant une durée minimale au sein d’une unité engagée au combat. Cette croix, dont le dessin se rapproche de celle de la croix de Guerre mais sans les glaives, inspirera celle de la Valeur militaire de 1956 encore décernée à l‘occasion d’opérations, mais non de guerres, extérieures. Compagnon de la Libération, le général Ralph Monclar (1892-1964) a reçu la Légion d’honneur (grand-croix), la Médaille militaire, les trois croix de Guerre, la médaille de la Résistance et celle des blessés (7 étoiles).

Loïc Salmon

« Du courage à l’honneur, trésors de la symbolique du Service historique de la Défense », ouvrage collectif sous la direction de Jean-François Dubos, Tom Dutheil et Marcel Joussen-Anglade. Éditions Pierre de Taillac, 384 pages, nombreuses illustrations, 45 €

Exposition « Du courage à l’honneur » au musée de la Légion d’honneur et des ordres de Chevalerie

L‘ordre de Saint-Michel

Service historique de la Défense : vingt ans et…quatre siècles !

 




1er et 2 octobre 2026, Commémoration du 70ème anniversaire de la création de la croix de la valeur militaire

 

L’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire organise la commémoration du 70ème anniversaire de la création de la croix de la Valeur militaire à Paris les 1er et 2 octobre 2026.

Journée du 1er octobre 2026

14h45 : Dépôt de gerbe au monument des soldats morts pour la France en opérations extérieures, Jardin Citroën

16h15 : Dépôt de gerbe au mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, Quai Branly

17h45 : Dépôt de gerbe sous l’Arc de Triomphe

20h00 : Dîner associatif

Journée du 2 octobre 2026

Hôtel national des Invalides

10h00 : Colloque à l’Amphithéâtre Austerlitz

11h30 : Dépôt de gerbe sur la tombe du Vice-Amiral Guépratte  dans le caveau des gouverneurs

14h15 : Colloque à l’Amphithéâtre Austerlitz

17h00 : Prise d’armes interarmées dans la cour d’honneur des Invalides

Par ailleurs, voici quelques liens utiles concernant la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des Armées :

www.defense.gouv.fr/memoire

www.eduscol.education.fr/cid47702/ressources-nationales-pour-l-education-a-la-defense.html

www.cheminsdememoire.gouv.fr

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

et un lien concernant l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire :

Cérémonies du centenaire (1919-2019) de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire à Paris

 

 

 

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Histoire du drapeau de France et d’ailleurs

Emblèmes les plus importants d’une nation, les drapeaux sont disposés par ordre alphabétique dans la langue du pays d’accueil ou en anglais au siège des organisations et des conférences internationales ou d’événements sportifs.

Dans l’Antiquité, Gaulois et Germains se regroupent autour ou derrière d’une hampe surmontée d’un sanglier ou d’un taureau. Les Romains choisissent l’aigle jusqu’en 312, date de la conversion de l’empereur Constantin au christianisme. Pendant six siècles sur les champs de bataille, les rois de France adoptent comme emblème la chape rouge de Saint-Martin, devenue « oriflamme » de l’abbaye de Saint-Denis en 1124 jusqu’à la défaite d’Azincourt en 1415 face à l’Angleterre. Pendant les croisades des XIème et XIIème siècles, l’Ordre religieux et militaire des Hospitaliers arbore une oriflamme rouge à croix blanche sur terre et sur mer, constituant ainsi le premier des pavillons nationaux. Les cercueils des membres de l’ordre sont recouverts d’un drap rouge à croix blanche. L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, devenu par la suite Ordre de Malte, adopte le même emblème mais avec une croix à huit pointes. Celui des Chevaliers Teutoniques porte la croix latine noire sur fond banc. Pendant la féodalité, l’héraldique différencie les figures peintes sur le bouclier, emblème individuel ou familial, de celles figurant sur la « bannière », signe de ralliement collectif appartenant non pas au seigneur qui en fait usage mais au territoire qu’il possède. La bannière, ancêtre du drapeau, est le signe de ralliement du « ban », ensemble des vassaux convoqués par leur suzerain pour la guerre. Celle du roi, suzerain de tous les suzerains du même pays, prend alors une importance considérable. A l’époque, la distinction est bien perçue entre la bannière du roi et l’oriflamme de Saint-Denis, qui conservait sa valeur sacrée. Les croisades ont provoqué la réunion de la totalité de l’islam sous l’emblème du croissant en opposition à la croix. Il ne sera repris que plus tardivement par les royaumes et empires musulmans et figure aujourd’hui sur les drapeaux de nombreuses nations musulmanes. Pour leur bannière, les rois d’Angleterre choisissent les léopards d’or sur fond rouge et ceux de France les fleurs de lys sur fond bleu, qui devient blanc sous Charles VII après 1422. La victoire de ce dernier à Castillon en 1453, grâce à l’artillerie, met fin à la guerre de Cent Ans. Les « bans » ont été remplacés dès 1445 par une armée royale permanente et soldée. Les bannières disparaissent alors au profit de l’unique « étendard » du roi (dénommé aussi « cornette » et en usage jusqu’en 1789), indiquant sa présence à la guerre. L’appellation d’étendard perdure dans les régiments de cavalerie, d’artillerie et du train. Le terme de « drapeau », dérivé de l’italien « drapello » (bannière) rapporté des guerres d’Italie (1494-1559), apparaît dans une ordonnance royale de 1684 pour désigner les emblèmes de l’infanterie. Dans son œuvre « Mes Rêveries » (1757), le maréchal Maurice de Saxe, artisan de la victoire de Fontenoy sur l’Angleterre en 1745, s’inspire de l’antique aigle romaine : « Les soldats (…) doivent se faire une religion de ne jamais abandonner leur drapeau ; il doit leur être sacré (…) et l’on ne saurait trop y attacher de cérémonies pour le rendre respectable et précieux ». La prise d’un drapeau à l’ennemi lui enlève un de ses moyens de communication sur le champ de bataille et affirme la victoire. En 1794, la Convention décrète que le pavillon des navires de guerre sera formé des trois couleurs nationales bleu, blanc et rouge, disposées verticalement. L’armée l’adopte pour ses drapeaux avec des dispositions en damier, rosace ou losange jusqu’en 1812. Il devient emblème national en 1880. Le drapeau britannique regroupe les croix rouges sur fond blanc de Saint George (Angleterre) et de Saint Patrick (Irlande du Nord) sur fond bleu (couleur de l’Écosse).

Loïc Salmon

« Histoire du drapeau de France et d’ailleurs » Bertrand Galimard Flavigny. Éditions Perrin, 294 pages 23 €.

Exposition « D’Azincourt à Marignan » aux Invalides

L‘ordre de Saint-Michel

Exposition « Victoire ! La fabrique des héros » aux Invalides




L‘ordre de Saint-Michel

A l’origine outil d’affirmation du pouvoir royal, l’ordre de Saint-Michel a accompagné l’évolution des distinctions récompensant la fidélité à la personne du souverain puis le mérite civil jusqu’à la création de la Légion d’honneur en 1802.

Institué le 1er août 1469 au château d’Amboise par Louis XI, l’ordre s’inscrit dans la tradition médiévale des compagnies chevaleresques des Cours européennes perpétuant la légende des chevaliers de la Table Ronde. Dès 1348, le roi d’Angleterre Édouard III fonde l’ordre de la Jarretière qu’il place sous la protection de Saint-Georges. Depuis le XIIème siècle, les rois Capétiens manifestent leur attachement à l’archange saint Michel, chef des milices célestes. Pendant la guerre de Cent-Ans, ce dernier devient le symbole national en France, face à saint Georges pour l’Angleterre. Tous deux ont vaincu le dragon représentant le Mal. Saint Michel, cité dans la Bible, l’attaque à pied, tandis que saint Georges, valeureux soldat romain martyrisé pour sa foi chrétienne selon une légende du XIème siècle, le combat à cheval pour sauver une jeune femme. Pour Louis XI, l’ordre de saint Michel prend une dimension politique afin de rallier à lui la haute noblesse, face à son adversaire le puissant duc de Bourgogne Charles le Téméraire, dont le père, Philippe le Bon, a institué l’ordre de la Toison d’or en 1430. De fait, tous les ordres royaux ou princiers européens s’inspirent de celui de la Jarretière avec un saint patron prestigieux, un souverain chef de l’ordre, un nombre limité de chevaliers habilement sélectionnés, un signe d’appartenance matérialisé par une ceinture ou un collier, dont la remise et le port donnent lieu à des rituels soigneusement codifiés. L’insigne de l’ordre de Saint Michel se compose d’un médaillon, montrant saint Michel terrassant le dragon, et d’un collier constitué de cordelières des moines franciscains et de coquilles saint jacques. Celles-ci symbolisent le pèlerinage à saint Jacques de Compostelle (Espagne), mais aussi au mont Saint-Michel (Normandie), retenu comme siège de l’ordre et qui a victorieusement résisté aux Anglais. L’intégration dans l’ordre de Saint-Michel exige des chevaliers de renoncer à toute autre appartenance, à l’exception des empereurs, rois et ducs, eux-mêmes souverains d’un ordre. Comme les autres ordres de chevalerie, celui de Saint-Michel prend dès le début une dimension diplomatique. Louis XI le confère au roi du Danemark Jean II puis au à celui d’Écosse Jacques III, mais aussi aux serviteurs les plus fidèles, aux seigneurs récemment ralliés, à certains grands féodaux et à la petite noblesse attachée aux différents offices de la Couronne. Sous François Ier, l’ordre se réunit en 1527, 1528, 1542, 1543 et 1546…le 29 septembre, jour dédié à saint Michel. Sous Henri II, la fête de l’ordre intègre les rituels de la monarchie. Ensuite, les guerres de religion entre catholiques et protestants pèsent lourdement sur la vie de l’ordre. Son succès politique, dû à des nominations pléthoriques, cause sa chute. Henri III le relègue au second plan en établissant l’ordre du Saint-Esprit en 1578. Henri IV nomme des chevaliers dans les deux ordres. Louis XIII innove en attribuant l’ordre de saint Michel à des artistes peintres. Louis XIV le réforme, confirme son statut d’ordre noble et essentiellement militaire et réduit son effectif à 100 récipiendaires. Puis il crée l’ordre de Saint-Louis pour récompenser les services militaires mais sans contingents limités, ce qui renforcera son éclat. Louis XV et Louis XVI ouvrent l’ordre de Saint-Michel à des personnalités méritantes de la magistrature, des sciences, des arts et du commerce, anoblies pour la circonstance. Aboli en 1791, l’ordre réapparaît sous la Restauration en 1814 jusqu’à sa suppression en 1830. Enfin, avant leur largage sur la Bretagne le 6 juin 1944, les commandos français du Special Air Service britannique ont choisi saint Michel comme patron des parachutistes.

Loïc Salmon

« L’ordre de Saint-Michel », ouvrage collectif. Éditions Pierre de Taillac, 182 pages, nombreuses illustrations, 39 €.

La Légion d’honneur

D’or et d’argent

Epopée de la Médaille militaire

 




Journée de rencontre-débats sur les institutions civiles décorées de la croix de Guerre 30 juin 2022

 

LA MARQUE DU COURAGE

Les Institutions civiles décorées de la Croix de Guerre

JOURNEE DE RENCONTRE-DEBATS

Reportée en raison des restrictions sanitaires, elle aura lieu :

Jeudi 30 JUIN 2022 

De 9H00 à 18H00

Amphithéâtre Parodi

Institut du Service Public (ex-ENA)
(Héritier de l’Ecole nationale de la France d’Outre-Mer,
décorée de la Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs)

2, avenue de l’Observatoire 75006 PARIS

 PROGRAMME DU MATIN

9H00 > ACCUEIL

Monsieur Frédéric GUTHMANN

Secrétaire général de l’Institut National du Service Public

Colonel (H) Michel BACHETTE-PEYRADE

Président de l’Association nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire

Présentation de la journée et synthèse de chaque table ronde par Monsieur Jean-François DUBOS, Chef du département de la bibliothèque du Service Historique de la Défense

 

10H00 > 1ère TABLE RONDE

Les 14 grandes écoles civiles décorées de la Croix de Guerre

Présidée par le Colonel (H) Pierre CASTILLON,

Président fondateur de l’Académie des technologies

12H30 > INTERVENTION

Monsieur le Ministre des Armées

 

13H00 COCKTAIL DEJEUNATOIRE

PROGRAMME DE L’APRES-MIDI

14H00 > 2ème TABLE RONDE

Les administrations et organisations civiles décorées de la Croix de Guerre

Présidée par Madame Frédérique NEAU-DUFOUR,

Professeur agrégé d’histoire, Ecrivain

16H15 > 3ème TABLE RONDE

Les entreprises et organisations professionnelles

décorées de la Croix de Guerre

Présidée par le Lieutenant-colonel (R) Franck GALLAND,

Directeur général d’Environmental Emergency & Security Services, (ES)²

 17H15 > SYNTHESE, CONCLUSION ET CLÔTURE

Synthèse par Monsieur Jean-François DUBOS

Conclusion par le Colonel (H) Michel BACHETTE-PEYRADE

Président de l’Association nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire

Clôture par le Général Grand Chancelier de la Légion d’honneur

 

Par ailleurs, voici quelques liens utiles concernant la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des Armées :

www.defense.gouv.fr/memoire

www.eduscol.education.fr/cid47702/ressources-nationales-pour-l-education-a-la-defense.html

www.cheminsdememoire.gouv.fr

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

 

 




Meilleurs vœux pour l’année 2022

 Le Président national et les Membres du Conseil d’administration

de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire

vous présentent leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année

 

 

 




Journée de rencontre-débats sur les institutions civiles décorées de la croix de Guerre reportée à juin 2022

 

LA MARQUE DU COURAGE

Les Institutions civiles décorées de la Croix de Guerre

JOURNEE DE RENCONTRE-DEBATS

Reportée à une date à déterminer vers la mi-juin 2022

en raison des restrictions sanitaires.

Le programme reste le même.

 

De 9 h à 18 h

A L’ENA

2, avenue de l’Observatoire 75006 PARIS

 PROGRAMME DU MATIN

9H00 > ACCUEIL

Monsieur Frédéric GUTHMANN

Secrétaire général de l’Ecole Nationale d’Administration

Colonel (R) Michel BACHETTE-PEYRADE

Président national de l’ANCGVM

10H00 > 1ère TABLE RONDE

Les 14 grandes écoles civiles décorées de la Croix de Guerre

Présidée par le Colonel (R) Pierre CASTILLON,

Président fondateur de l’Académie des technologies

12H00 > INTERVENTION

Madame Geneviève DARRIEUSSECQ

Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées,

chargée de la Mémoire et des Anciens combattants

12H30 COCKTAIL DEJEUNATOIRE

PROGRAMME DE L’APRES-MIDI

14H00 > 2ème TABLE RONDE

Les administrations et organisations civiles décorées de la Croix de Guerre

Présidée par Madame Frédérique NEAU-DUFOUR,

Professeur agrégé d’histoire, Ecrivain

16H00 > 3ème TABLE RONDE

Les entreprises et organisations professionnelles

décorées de la Croix de Guerre

Présidée par le Lieutenant-colonel (R) Franck GALLAND,

Directeur général d’Environmental Emergency & Security Services, (ES)²

 17H30 > INTERVENTION

Général d’armée Benoît PUGA,

Grand chancelier de la Légion d’honneur

 Débats des trois tables rondes modérés par Monsieur Jean-François DUBOS,

Conseiller scientifique de la journée d’étude,

Chef du département de la bibliothèque du Service Historique de la Défense

Par ailleurs, voici quelques liens utiles concernant la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des Armées :

www.defense.gouv.fr/memoire

www.eduscol.education.fr/cid47702/ressources-nationales-pour-l-education-a-la-defense.html

www.cheminsdememoire.gouv.fr

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

 

 




Journée d’étude « Honneur de la cité, cités à l’honneur », le 16 novembre 2018 à Bar-le-Duc (Meuse)

Le colonel (H) Michel Bachette-Peyrade, président de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire (à droite), remet une croix de Guerre 1914-1918 au colonel (ER) Philippe Mignolet, conservateur du musée du génie belge (à gauche). Au centre : Jean-François Dubos, conservateur en chef de la bibliothèque du SHD (cravate rose) et le colonel (ER) Eric Tripnaux-Monin (micro à la main).

Placée sous le haut patronage du général d’armée Benoît Puga, Grand chancelier de la Légion d’honneur, une journée d’étude, consacrée aux villes décorées, s’est déroulée le 16 novembre 2018 à Bar-le-Duc. Elle a été organisée par le Service historique de la défense, le Département de la Meuse, qui a mis à disposition l’hémicycle de son hôtel, et l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire, dont le délégué pour la Meuse, le colonel (ER) Alain Artisson, directeur de la mission « Histoire » du département.

Plus de cent élus de communes, décorées des deux guerres mondiales, ont écouté avec attention les interventions mettant ces cités à l’honneur. La journée a été ouverte par de brèves allocutions de Claude Léonard, président du Conseil départemental de la Meuse, du colonel (H) Michel Bachette-Peyrade, président de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire (ANCGVM), et de Jean-François Dubos, conservateur en chef de la bibliothèque du Service historique de la Défense (SHD) et vice-président de la Société d’histoire des ordres et décorations. Ont suivi des exposés, passionnants et documentés, sur les villes décorées de la Légion d’honneur, celles décorées de la croix de Guerre et celles médaillées de la Résistance et Compagnons de la Libération. Par ailleurs, le colonel (ER) de l’armée belge, Eric Tripnaux-Monin, a expliqué pourquoi la ville de Liège a reçu la Légion d’honneur en 1916 et d’autres villes la croix de Guerre française. En effet, une croix de Guerre belge a été créée le 25 octobre 1915, pour acte de bravoure à titre individuel ou collectif. Toutefois, la Belgique n’a décoré aucune ville commune belge pendant la Grande Guerre, alors que toutes ont subi des dommages. Il faudra attendre 2006 pour que sept d’entre elles reçoivent l’appellation de « ville martyre » ! En revanche, onze villes recevront la croix de Guerre belge 1940-1945. Les actes complets du colloque feront l’objet d’une publication en juin 2019 par le SHD et l’ANCGVM. En outre, le dossier du numéro de juin 2019 de la revue « Croix de Guerre & Valeur militaire » de l’ANCGVM reprendra l’essentiel des exposés.

 

 

Loïc Salmon

Bar-le-Duc | Juin 2017

 




Exposition « De l’Asie à la France libre » aux Invalides

Joseph et Marie Hackin, connus pour leurs travaux archéologiques en Afghanistan dans les années 1930, ont été nommés « compagnons de la Libération » à titre posthume. C’est le seul couple de l’Ordre de la France libre.

Le « savant combattant ». D’origine luxembourgeoise, Joseph Hackin (1886-1941), diplômé de l’Institut commercial de Paris, entre en 1905 à l’Ecole libre des sciences politiques (section économique et sociale). Son intérêt pour les civilisations orientales s’éveille par ses fréquentes visites au musée Guimet, place d’Iéna et proche du domicile familial. Cela l’incite à choisir un sujet de fin d’études politiques original : « Une phase de l’histoire comparée des religions (de l’Iran et du Japon) ». Il entretient une correspondance avec Emile Guimet, dont le nom est associé à celui des Arts asiatiques qu’il a fondé en 1888 à partir des collections amassées au cours de ses voyages. Engagé comme secrétaire d’Emile Guimet et diplômé de « Sciences-Po » en 1907, Joseph Hackin continue des études historiques et philologiques en sanscrit et en tibétain à l’Ecole pratique des hautes études. Une fois diplômé en 1911, il commence une thèse de doctorat sous la direction de son professeur de sanscrit, Sylvain Lévi, professeur au Collège de France. L’obtention de la nationalité française l’année suivante, grâce aux relations d’Emile Guimet, lui permet d’être embauché au musée Guimet comme conservateur-adjoint en 1913. Considéré comme trop âgé (27 ans !), il est dispensé de service militaire…mais pas de la mobilisation générale au début de la première guerre mondiale. Fantassin de 2ème classe en août 1914, il la termine comme lieutenant commandant de compagnie, au terme d’un long parcours de combattant : bataille de la Marne (1914) ; offensive en Artois (1915) ; Verdun (1916-1917) ; Serbie (1918) ; Ukraine (1919). Titulaire de la croix de Guerre (deux citations) et chevalier de la Légion d’honneur, il a été blessé trois fois (1915, 1916 et 1918). Il consacre une année complète de soins à continuer puis présenter, en 1916, sa thèse intitulée « Scènes figurées de la vie de Bouddha d’après les peintures tibétaines ». Son propre courage physique lui fera dire que « le danger mesure exactement la valeur de la personnalité humaine ». Dans ses carnets de guerre, il analyse, à partir de son expérience du combat, les raisons de son attachement à la France qui justifient de « tenir envers et contre tout ». Démobilisé en 1919, il revient au musée Guimet, dont il devient le conservateur quatre ans plus tard. Il en enrichit les collections et le réorganise avec deux galeries d’archéologie khmère et une salle dédiée aux fouilles du monastère de Hadda (Afghanistan). La bibliothèque devient un centre de recherche grâce à l’acquisition de nombreux ouvrages. En 1928, il épouse Marie Parmentier (1905-1941), elle aussi de famille luxembourgeoise. Arrivée à Paris quelques années plus tôt, Marie suit les cours de l’Ecole du Louvre en auditrice libre et réside avenue d’Iéna, près du musée Guimet. Naturalisée française par son mariage, elle participe aux recherches de Joseph, tant dans ses missions en Asie que pour ses travaux scientifiques au musée Guimet.

Les grands voyageurs. En 1924, Joseph Hackin effectue sa première mission en Afghanistan et vit « l’archéologie comme un sport », écrit-il dans ses carnets. Il se rend notamment dans la vallée de Bamyan, où il réalise sa première étude sur les Bouddhas géants. Il participe aux fouilles dans le Sud de Bagram et y découvre, dans le monastère de Païtava, un « Bouddha au grand miracle » (photo). Cette stèle révèle l’extension en Afghanistan de l’art bouddhique, venu de l’Inde et marqué par les influences iranienne, grecque et romaine. Elle représente Sâkyamouni, le Bouddha historique, qui manifeste sa puissance devant l’assemblée des maîtres « hérétiques » en accomplissant des miracles. Le lotus de la Loi est gravé dans la paume de sa main droite levée. Les dieux hindous Indra et Brahma tiennent un parasol au-dessus de sa tête, en signe de révérence. Deux petits bouddhas, assis en méditation, l’encadrent pour accentuer son aspect monumental. Cette campagne de fouilles va profondément marquer Joseph Hackin qui, rentré en France en 1925, se détourne du Tibet au profit de l’Afghanistan. Quatre ans plus tard, il repart pour Kaboul diriger les fouilles de la Délégation française en Afghanistan, en compagnie de Marie et de l’architecte Jean Carl. Lors des événements liés à la prise de pouvoir par Nadir Shah, sa participation, l’arme à la main, à la protection de la légation française, lui vaut une promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur. Ensuite, il organise la remise en ordre du musée de Kaboul et explore les sites de Bamiyan et de Kakrak. De 1930 à 1933, à la tête de la Maison franco-japonaise à Tokyo, Joseph y dirige l’action intellectuelle de la France au Japon. De mai 1931 à février 1932, il accompagne la mission Citroën Centre-Asie (la « Croisière jaune ») à travers l’Afghanistan, l’Himalaya et la Chine, où il acquiert des sculptures chinoises et tibétaines pour les musées Guimet et du Louvre. Rentré en France en 1933, il devient titulaire de la chaire d’art et d’architecture de l’Inde à l’Ecole du Louvre. Pendant quatre autres missions en Afghanistan et son séjour au Japon, Marie photographie et filme paysages, découvertes et gens.

Les Résistants. En Afghanistan en 1939, Joseph Hackin est mobilisé sur place comme officier de liaison auprès de la légation de France à Kaboul. En désaccord avec l’armistice de juin 1940, il informe de son ralliement le général de Gaulle, qui lui demande de le rejoindre à Londres. Le couple y arrive mi-octobre après un voyage de 20.000 km via l’Afrique du Sud. Joseph s’engage dans les Forces françaises libres le 19 octobre et Marie le 26 décembre. Début 1941, Joseph est chargé d’entrer en contact avec le gouvernement de l’Inde, de mettre de l’ordre entre les groupes rivaux de la France libre des comptoirs français, premiers ralliés de l’Empire colonial français, et d’établir des relations avec les gouvernements de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. Le 20 février, Marie embarque avec lui comme secrétaire sur le Jonathan-Holt. Ils disparaissent lors de son torpillage par un sous-marin allemand le 24 février au large des Îles Féroé.

Loïc Salmon

De l’Asie à la France libre

La Résistance en Europe, les combattants de l’ombre

L’exposition « De l’Asie à la France libre » (15 juin-16 septembre 2018) est organisée par et dans le musée de l’Ordre de la Libération aux Invalides à Paris. Elle présente des photographies, documents, objets et archives cinématographiques sur la « Croisière jaune » à travers l’Asie centrale jusqu’à Pékin (avril 1931-février 1932) et la destruction des Bouddhas de Bamyan (Afghanistan) par les talibans (mars 2001). L’ensemble provient des collections des musées des Arts asiatiques-Guimet, du Quai Branly-Jacques Chirac, de l’Armée, d’Art moderne-Centre Pompidou et de la Photographie, du Service historique de la défense, des Archives nationales et de la Cinémathèque française. Le musée de l’Ordre de la Libération accueille en moyenne 100.000 visiteurs par an. Il dispose de collections permanentes et d’un centre de recherches et de documentation : dossiers individuels de compagnons de la Libération ; collection de presse et périodiques ; 6.500 ouvrages ; 30.000 photographies. (www.ordredelaliberation.fr)