Mussidan | mars 2022

 

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Asq, aujourd’hui Villeneuve d’Asq | Mars 2022

 

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Abbaye de Notre-Dame des Dombes

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École d’officiers de Cherchell

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01er Régiment étranger de cavalerie

Tradition, outil de combat et esprit de famille caractérisent le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC) « Royal Etranger », qui a célébré son centenaire.

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L’océan Arctique : un enjeu Est-Ouest dans les années 1960

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Défense : budget 2023, une hausse annuelle de 7,4 %

Le projet de loi de finances (PLF) des Armées, qui sera présenté bientôt au Parlement, se monte à 43,9 Mds€ pour 2023, soit 3 Md€ de plus en un an.

Selon un document du ministère des Armées rendu public le 27 septembre 2022 à Paris, la hausse cumulée sur six ans depuis 2017 se monte à 36 % jusqu’à 37,6 Mds$. Elle a permis d’atteindre les 2 % du Produit intérieur brut, conformément aux engagements pris envers l’OTAN. Le LPF 2023 de 43,9 Mds€ se répartit en : 25,6 Mds€ pour l’équipement ; 12,9 Mds€ pour les salaires de 271.000 personnels, dont 208.000 militaires (34.500 femmes) et 63.000 civils (24.600 femmes) ; 4,2 Mds€ pour l’activité et le soutien des forces ; 1,2 Md€ pour les opérations extérieures et les missions sur le territoire national. La ressource supplémentaire de 3 Md€ se répartit notamment en : 659 M€ de masse salariale ; 550 M€ pour l’entretien programmé du matériel ; 455 M€ pour les programmes à effet majeur ; 318 M€ pour la dissuasion. Le PLF prévoit 29.700 recrutements et 1.500 créations de postes prioritaires (cyberdéfense, renseignement, unités opérationnelles et soutien aux exportations). Il inclut 119 M€ pour le Plan Famille et 2,7 Mds€ pour les infrastructures.

Vers l’économie de guerre. L’innovation recevra 1 Md€ pour assurer la supériorité opérationnelle et l’autonomie stratégique. En vue d’une plus grande réactivité de l’industrie de défense pour répondre aux besoins des armées, le PLF 2023 consacre 5 Mds€ au maintien en condition opérationnelle et 38 Mds€ aux commandes militaires. Le renouvellement des stocks de munitions sera assuré par 2 Mds€ d’autorisations d’engagement et 1,1 Md€ de crédits de paiement. Il s’agit d’accélérer les flux de production, pour compléter et reconstituer les stocks et les parcs. En cas d’engagement de haute ou de moyenne intensité, il faudra soutenir l’approvisionnement de munitions dans le temps long et prévenir l’attrition des matériels. Les premiers lots de bombes de forte puissance seront livrés en 2023. En outre, le premier tir du missile air-air Mica de nouvelle génération est prévu.

Principales livraisons en 2023. Voici les livraisons prévues pour l’armée de l’Air et de l’Espace dans le domaine spatial : 37 stations tactiques satellitaires Syracuse IV ; 1 satellite de télécommunications Syracuse IV ; 90 récepteurs P3TS ; 59 postes d’exploitation imagerie Réno SAIM. Celles dans le domaine aéronautique comptent : 2 avions de transport A 400 M Atlas ; 3 avions ravitailleurs multi-rôles Phénix ; 9 avions d’entraînement PC21 ; 13 avions de chasse Mirage 2000D rénovés ; 13 Rafale Air ; 1 lot de missiles Scalp EG rénovés ; 1 lot de missiles d’interception à domaine élargi ; 1 lot de missiles d’interception air-air Mica remotorisés ; 2 radars fixes ; 2 centres de contrôle local d’aérodrome. Voici les livraisons prévues pour l’armée de Terre : 9 drones tactiques ; 8.660 fusils d’assaut HK 416 F ; 200 missiles moyenne portée ; 18 chars Leclerc rénovés ; 5 hélicoptères de combat NH90 ; 5 hélicoptères de combat Tigre ; 6 systèmes complets de lutte anti-drone Parade ; 180 véhicules légers tactiques polyvalents non protégés ; 264 véhicules blindés légers ; 1.305 équipements radio contact. Voici les livraisons prévues pour la Marine nationale : 1 sous-marin nucléaire d’attaque ; 1 frégate légère furtive rénovée ; 3 avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés ; 1 patrouilleur outre-mer ; 1 module SLAMF de lutte contre les mines ; 1 bâtiment ravitailleur de forces ; 5 hélicoptères interarmées léger H160 ; 1 lot de missiles mer-mer Exocet.

Loïc Salmon

Défense : budget 2022, une hausse annuelle de 4,3 %

Défense : le Plan Famille, soutien du moral des troupes

Défense : les infrastructures, de la construction à l’expertise




Stratégie : les métaux « critiques », enjeux de sécurité pour les États-Unis et de puissance pour la Chine

L’importation de minerais dits « critiques », indispensables aux industries civiles et de défense, crée une dépendance considérée par les États-Unis comme une menace pesant sur la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie. Pour la Chine, qui en possède, en raffine et investit dans leur production à l’étranger, ils sont devenus des éléments de richesse et de puissance.

Ce thème a fait l’objet d’une visioconférence organisée, le 21 septembre 2022 à Paris, par l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Y sont notamment  intervenus : David Amselem, cartographe chez Cassini Conseil ; Emmanuel Hache, directeur de recherche à l’IRIS. Guillaume Pitron, auteur du livre « La guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique », fournit des informations complémentaires dans l’interview qu’il a accordé à l’IRIS le 26 juillet 2018.

Le contrôle des industries du futur. Les éoliennes, panneaux photovoltaïques, moteurs électriques et outils électroniques utilisent une trentaine de métaux rares, comme le tungstène et le cobalt, mais aussi d’autres moins connus comme le samarium, le gadolinium ou le dysprosium, indique Guillaume Pitron. Leur extraction coûte très cher et dégrade l’environnement. C’est pourquoi les États-Unis et l’Australie, qui disposent d’importantes réserves, n’ont pas toujours souhaité en poursuivre la production. En revanche, la Chine à investi à perte pour soutenir la pérennité de leur exploitation. Comme l’Indonésie et l’Afrique du Sud, elle n’a pas exporté les minerais vers les pays clients et a développé localement une filière intégrée. En raison de la disponibilité des ressources en Chine, les industriels occidentaux ont accéléré pendant plusieurs décennies les délocalisations de leurs outils de production, accompagnées de transferts de technologies et de brevets. La Chine est ainsi parvenue à dominer l’ensemble de certaines filières utilisatrices de métaux rares dans les nouvelles technologies de l’énergie et du numérique. Jusque dans les années 1980, la France avait développé l’extraction du tungstène, du manganèse et du zinc et était devenue alors l’un des principaux pays producteurs d’antimoine et de germanium. Outre la richesse de son sous-sol en Bretagne et dans le Massif central et les Pyrénées, elle dispose de réserves exploitables dans certaines zones économiques maritimes exclusives (Polynésie française et Wallis-et-Futuna).

L’inquiétude américaine. La chute de l’URSS et la fin de la guerre froide ont incité les administrations américaines à privilégier les approvisionnements de métaux sur les marchés mondiaux moins onéreux, explique Emmanuel Hache. En conséquence, le nombre de mines métallifères actives est passé de 640 en 1991 à 278 en 2020. Entre 1991 et 2021, les productions nationales ont diminué dans diverses proportions : – 40 % pour le cuivre raffiné à partir de minerais ; – 39 % pour les minerais d’or ; – 18 % pour les minerais de fer ; – 13 % pour le zinc raffiné ; – 79 % pour l’aluminium primaire. En 2021, la production de métaux et de minerais métallifères aux États-Unis se répartit ainsi : minerais de cuivre, 35 % ; minerais d’or, 31 % ; minerais de fer, 13 % ; minerais de zinc, 7 % ; autres minerais, 14 %. Huit entreprises américaines figurent dans la liste des 50 premières compagnies minières du monde, classées par capitalisation boursière : Freeport-McMoran pour le cuivre (5ème rang mondial) ; Newmont pour l’or (7ème) ; Southern Copper pour le cuivre, le molybdène, l’argent et le zinc (9ème) ; Albemarle pour le lithium ; Cleveland-Cliffs pour le fer ; Alcoa pour la bauxite et l’alumine et plus grand producteur d’alumine après la Chine ; MP Materials pour les terres rares ; Hecla Mining pour l’or et l’argent et plus grand producteur d’argent des États-Unis. En 2021, le taux de dépendance extérieure des États-Unis dans la chaîne de production de l’aluminium s’établit à 75 % pour la bauxite importée surtout de la Jamaïque, 55 % pour l’alumine importé surtout du Brésil et 45 % pour l’aluminium importé surtout du Canada. La même année, le taux de dépendance des États-Unis aux importations de minerai et métaux varie de 25 % pour le lithium à 48 % pour le nickel, 75 % pour le cobalt et 100 % pour le graphite naturel, le manganèse, le rubidium, le strontium et le vanadium. La Chine satisfait plus de 50 % de la demande américaine pour plusieurs minerais et métaux (voir encadré). En septembre 2020, le président Donald Trump avait souligné la menace constituée par cette dépendance d’adversaires potentiels pour les besoins en métaux critiques. En février 2022, son successeur Joe Biden a durci la stratégie des États-Unis et défini des priorités : accroissement de la production nationale de minerais et de métaux primaires ; développement du potentiel de recyclage et de la récupération des métaux ; diversification des sources d’approvisionnement extérieurs auprès des pays alliés et partenaires des États-Unis. Pour compenser la dépendance de la Chine, la « diplomatie minière » se concentre sur le Canada, l’Union européenne, l’Australie et le Japon.

Le poids de la Chine. Selon Emmanuel Hache, les ressources dites « incontournables » de la Chine portent sur l’aluminium, le chrome, le cuivre, le fer et le nickel. Les ressources « avantageuses » incluent l’antimoine, l’étain, le tungstène et les terres rares. Sont considérés comme « stratégiques » pour les industries émergentes l’aluminium, l’antimoine, le cobalt, le lithium, le molybdène, les terres rares, le tungstène et le zirconium. Très dépendante des approvisionnements extérieurs, la Chine investit aussi directement à l’étranger dans les secteurs des minerais et métaux (voir encadré). Entre 2005 et 2013, elle a réparti le financement de projets surtout dans 9 pays : Australie, 33 % ; République démocratique du Congo (RDC), 6 % ; Russie, 5 % ; Pérou, 4 % ; Brésil 4 %, ; Iran, 4 % et Indonésie 3 %. Puis elle a modifié sa stratégie sur 9 pays entre 2014 et 2021 : Indonésie, 15 % ; Pérou, 12 % ; RDC, 8 % ; Canada, 6 % ; Guinée, 5 % ; Chili ; 5 % ; Australie, 4 %. La part du reste du monde a augmenté, passant de 41% à 45 %.

Loïc Salmon

Deux cartes de David Amsellem présentent la géopolitique des métaux. La première montre les principaux pays exportateurs de minerais vers les États-Unis pour plus de 50 % de la demande américaine : Chine pour l’antimoine, l’arsenic, le bismuth, le gallium, le germanium, le magnésium et les terres rares ; Canada, potasse et tellure (métalloïde argenté) ; Brésil, alumine et niobium ; Chili, rhénium ; Argentine, lithium ; Jamaïque, bauxite ; Mexique, strontium. La seconde carte indique les pays où la Chine investit dans des projets relatifs aux minerais et métaux : Indonésie pour l’acier, l’aluminium et autres minerais ; Malaisie, acier, aluminium et autres ; Singapour, acier ; Thaïlande, acier ; Viêt Nam, acier ; Laos, autres minerais ; Birmanie, acier ; Philippines, acier ; Australie, acier, cuivre, aluminium et autres ; Papouasie-Nouvelle-Guinée, acier et autres ; Bangladesh, acier ; Inde, acier et autres ; Iran, acier et autres ; Azerbaïdjan, acier ; Tadjikistan, aluminium ; Kazakhstan, cuivre, acier et autres ; Kirghizstan, autres ; Mongolie, acier ; Russie, acier, aluminium et autres ; Ukraine, acier ; Serbie, cuivre, acier et autres ; Bosnie, cuivre ; Grèce, aluminium ; France, aluminium ; Suisse, acier ; Allemagne, acier et aluminium ; Pays-Bas, autres ; Grande-Bretagne, acier et autres ; Algérie, acier ; Libéria, acier ; Sierra Leone, acier ; Guinée, aluminium et acier ; Mali, autres ; Ghana, autres ; Cameroun, acier ; Congo, cuivre et autres ; République démocratique du Congo, cuivre et autres ; Ouganda, cuivre et acier ; Tanzanie, autres ; Mozambique, autres ; Zimbabwe, acier et autres ; Namibie, autres ; Afrique du Sud, cuivre et autres ; Argentine, autres ; Bolivie, acier ; Guyana, aluminium et autres ; Venezuela, aluminium ; Pérou, cuivre et acier ; Équateur, cuivre ; Jamaïque, autres ; Mexique, autres ; Canada, cuivre, acier et autres ; États-Unis, cuivre.

Stratégie : maîtrise des fonds marins, ambition et opérations

Etats-Unis : stratégie d’influence et politique étrangère

Chine : une stratégie d’influence pour la puissance économique




5 et 6 octobre 2022, Congrès national de l’ANCGVM à Lorient (Morbihan)

 

L’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire (ANCGVM) a tenu son congrès national à Lorient les 5 et 6 octobre 2022. Le premier jour, l’assemblée générale s’est déroulée à la base aéronavale de Lann-Bihoué. Le capitaine de frégate commandant la flottille 23 F, composée d’avions de patrouille maritime Atlantique 2, en a présenté les missions et les théâtres d’opérations. Son exposé a été suivi de la visite approfondie d’un Atlantique 2, à l’issue de laquelle le vice-président national Alain Bonnet (ancien pilote de la 23 F) a reçu la médaille de l’Aéronautique en récompense de ses services militaires et civils. Cette visite a été suivie d’une cérémonie au monument aux morts de la ville de Lorient, décorée de la croix de Guerre 1939-1945, en présence des autorités civiles et militaires et de délégations de diverses associations patriotiques. A cette occasion, le drapeau de la section du Morbihan, dissoute, a été solennellement remis au siège de l’ANCGVM représenté par le président national, Michel Bachette-Peyrade. Le second jour, la délégation de l’ANCGVM a visité le Musée de tradition des fusiliers marins et commandos à Lanester. Ensuite, le capitaine de frégate féminin, chef de cabinet de l’amiral commandant la Force maritime des fusiliers marins et commandos, a présenté cette importante composante de la Marine nationale. Enfin, quelques membres de la délégation de l’ANCGVM se sont rendus à la citadelle de Port-Louis, qui abrite les Musées du sauvetage, de l’archéologie sous-marine et de la Compagnie des Indes orientales (1664-1793).

Loïc Salmon

« Les institutions civiles décorées de la croix de Guerre », journée d’étude du 30 juin 2022 à l’Institut national du service public

Journée d’étude « Honneur de la cité, cités à l’honneur », le 16 novembre 2018 à Bar-le-Duc (Meuse)

Les cérémonies du centenaire (1919-2019) de l’Association nationale des croix de guerre et de la valeur militaire à Paris

 

 

 

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Euronaval 2022 : innovations et technologies du futur

La 28ème édition du salon international Euronaval accueille plus de 440 exposants, dont 232 étrangers (30 pays) ainsi que des décideurs politiques et militaires et des acheteurs et prescripteurs de haut niveau.

Organisé par le Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN, 250 entreprises et organisations) se déroule du 18 au 21 octobre 2022 à Paris-Le Bourget. A cette occasion, le ministère des Armées a invité 375 représentants de 113 pays et organisations internationales : Afrique, 32 ; Europe, 27 ; Amériques, 17 ; Asie-Pacifique, 21 ; Proche et Moyen-Orient, 10 ; organisations multilatérales, 5. En 2018, précédente édition en présentiel, Euronaval avait accueilli 101 délégations officielles étrangères de 27 pays et organisations internationales, dont 6 ministres et vice-ministres de la Défense, 6 directeurs des achats et 29 commandants des Marines. Sur les 80 pays disposant d’une flotte militaire, 72 ont été représentés par une délégation officielle.

Un large éventail d’activités. Les exposants proposent des équipements dans divers domaines : opérations navales ; sécurité et sûreté maritimes ; opérations spéciales ; hydrographie, océanographie et environnement marin ; formation, entraînement et simulation ; services ; navires et sous-marins ; aéronefs et équipements aéronautiques ; systèmes d’armes et munitions ; drones et robotique ; propulsion et énergie ; communication, information et navigation ; guerre électronique et cyberdéfense ; architecture navale et ingénierie militaire ; réparation, maintenance et démantèlement ; infrastructures et bases navales ; composants et équipement divers. En outre, des conférences-débats sont organisées sur certaines thématiques : cybersécurité et numérisation ; drones marins et robotique ; combat de surface ; guerre sous-marine ; mines ; lutte anti-missiles ; actions aériennes ; opérations aéronavale, amphibie et spéciales ; action de l’État en mer et fonction garde-côte ; chantier du futur et jumeaux numériques ; changement climatique et solutions durables ; outils spatiaux pour la défense navale et la sécurité maritime.

Le marché naval mondial. En partenariat avec le groupe d’information britannique Jane’s le GICAN a réalisé une cartographie exhaustive du secteur naval de défense et des grandes tendances du marché. Intitulée « The world defence shipbuilding » (Construction navale militaire mondiale), cette étude établit que ce marché se monte à 3, 472 Mt d’une valeur de 274,31 Mds$ pour la période 2015-2021. Rien que pour les années 2020-2021, il atteint 1,127 Mt d’une valeur de 82,34 Mds$. En 2020-2021, les livraisons en Russie ont augmenté fortement et la production de l’Asie de l’Est a dépassé celle des États-Unis, en tête pour la période 2015-2019. Les productions des pays d’Europe et des États-Unis ont baissé en 2020-2021 par suite de la pandémie du Covid19 mais ont repris en 2022. L’édition 2022 de « The world defence shipbuilding » présente le nombre de navires livrés aux Marines de 18 pays ainsi que celui des unités vendues à l’exportation pour la période 2020-2021 : Allemagne, 6 localement et 37 à l’exportation ; Chine, 182 localement et 20 à l’exportation ; Australie, 10 localement et 17 à l’exportation ; France, 20 localement et 15 à l’exportation ; Corée du sud, 34 localement et 14 à l’exportation ; Roumanie, 11 à l’exportation ; Japon, 43 localement et 10 à l’exportation ; Pays-Bas, 9 à l’exportation ; Russie, 53 localement et 8 à l’exportation ; Italie, 8 localement et 7 à l’exportation ; Inde, 60 localement et 5 à l’exportation ; Espagne, 2 localement et 4 à l’exportation ; Émirats arabes unis, 9 localement et 3 à l’exportation ; États-Unis, 92 localement et 2 à l’exportation ; Colombie, 8 localement et 2 l’exportation ; Israël, 2 à l’exportation ; Turquie, 10 localement et 1 à l’exportation ; Bangladesh, 13 localement et 1 à l’exportation. La valeur des livraisons de défense devrait passer de 2,8 Mds€ en 2022 à 3,25 Mds€ en 2025.

Loïc Salmon

Marines : le salon Euronaval 2020, uniquement en ligne

Marines : l’industrie navale, concurrence et innovations

Marines : innovations et ruptures capacitaires