Histoires d’armes

Le musée de l’Armée et le Château royal de Blois ont publié un ouvrage à l’occasion de l’exposition « Histoires d’armes »  (23 juillet-3 novembre 2013). A elle seule, la couverture souligne la valeur symbolique de l’arme au cours de son histoire. L’épée d’apparat du roi François 1er est encastrée dans le fusil d’assaut Kalashnikov : l’exaltation  de l’idéal chevaleresque et celle de la libération des peuples réunies !

A l’origine, l’arme vise à accroître le pouvoir de destruction de l’homme et sa capacité à se défendre de plus en plus loin. Le combat commence en effet de près : l’affrontement direct reste le révélateur ultime de la valeur des combattants de l’Antiquité à la première guerre mondiale. Le poignard de bronze se transforme en épée de fer, plus ou moins longue, jusqu’à la baïonnette ou la dague emmanchée au canon du fusil d’assaut d’aujourd’hui. Son complément, la cuirasse, indispensable au début, perd son efficacité protectrice devant l’arme à feu, qui va changer l’art de la guerre et même l’environnement humain. La valeur guerrière des chevaliers et la société féodale, qui l’a engendrée, cèdent devant la froide efficacité et la réalité économique inhérentes à la production de cette nouvelle arme, de plus en plus meurtrière avec le progrès technique. Pourtant, la tactique peut parfois l’emporter sur la technique. Ainsi, pendant la guerre de Cent Ans, les chevaliers français sont décimés par les nuées de flèches lancées par les archers anglais, plus rapides que les arbalétriers français, au cours des batailles rangées de Crécy, Poitiers et Azincourt. Ensuite, l’invention de la poudre noire et les canons embrasent les champs de bataille, mettent fin à l’invulnérabilité des châteaux forts et précipitent l’effondrement de la société féodale. Le pouvoir royal se trouve en effet renforcé par l’artillerie au coût élevé. Par la suite, la fabrication de fusils pour l’infanterie de ligne fait figure de pionnière : l’artisan armurier disparaît devant la fabrication industrielle, lorsque sont établies des normes techniques pour remplir le cahier des charges de l’armement des troupes royales au XVIIIème siècle. La mitrailleuse, introduite aux Etats-Unis pendant la guerre de Sécession (1860-1865), fait des ravages pendant la première guerre mondiale et démontre l’inutilité de la charge de lanciers à cheval et de l’assaut de fantassins à la baïonnette. La tactique de l’offensive à outrance se transforme en enlisement dans les tranchées. L’ouvrage « Histoires d’armes » raconte tout cela avec de nombreuses illustrations et explications. Il donne aussi  une intéressante chronologie de l’histoire des armes, des guerres, de leurs techniques et usages, en parallèle avec celle, plus large, des sciences, techniques et inventions en général.

Loïc Salmon

Exposition « Histoires d’armes » : guerre constante entre épée et cuirasse

Histoires d’armes. Editions Gourcuff Gradenigo. 96 pages/12 €.

 




Exposition « Histoires d’armes » : guerre constante entre épée et cuirasse

Le musée de l’Armée raconte l’évolution des armes, de l’âge du bronze à l’ère atomique, au château de Blois (6 juillet-3 novembre 2013) et dans la cour d’honneur des Invalides à Paris (17 juillet-13 octobre 2013). L’exposition de Blois, très complète, compte une trentaine de pièces, modestes ou exceptionnelles, tandis que celle des Invalides en reprend les panneaux. La scénographie de Blois, enrichie de documents inédits, propose un regard insolite sur l’histoire des guerres. De tous temps, les armes ont exercé une fascination (collections, films et jeux vidéo) et une indignation (objets représentatifs de la violence). Projet pluridisciplinaire, cette exposition, qui va de 1500 avant notre ère à 1980, confronte l’objet ancien à l’image contemporaine. Ses organisateurs ont voulu montrer la place centrale des armes dans la société avec leurs aspects techniques, psychologiques et philosophiques. La réalité du combat du fantassin est indépendante de l’outil : les soldats se battent directement de la même façon, malgré les progrès techniques, et rarement au-delà de 300 m, car ils ne voient plus l’ennemi. La cavalerie (photo), à haute valeur symbolique (chevalerie), constitue un exemple unique dans l’histoire des armes. Longtemps considérée comme « auxiliaire », elle a connu son apogée entre le XIVème et le XVIIème siècle grâce à l’armure et la lance. Debout sur ses étriers, calé par le troussequin de sa selle, le cavalier fait corps avec sa monture. L’énergie cinétique, déployée par cette masse de 600 kg lancée à 20 km/h, se transmet jusqu’à la pointe de la lance, sans compter l’effet psychologique, et se trouve démultipliée par une charge de 2.000 cavaliers. Arme aristocratique par excellence (équipement coûteux), la cavalerie est d’abord mise à mal au XVIème siècle par la « piétaille » suisse, armée de longues piques (le « hérisson »), pour briser l’élan des chevaux, et de hallebardes pour désarçonner les cavaliers. L’arquebuse, moins chère à produire que l’arbalète, puis le mousquet et le fusil mettent progressivement un terme à sa suprématie. La cavalerie renaît avec le blindage des chars de la première guerre mondiale. Mais son pire ennemi apparaît pendant la seconde : l’arme anti-char portative de l’armée allemande, qui deviendra le RPG 7 russe d’aujourd’hui capable de percer un blindage de 26 cm à 300 m. Enfin, clou de l’exposition du château de Blois où figure son emblème (la salamandre) : l’épée d’apparat du « roi-chevalier », François 1er,  a valeur de double trophée : prise lors de la défaite de Pavie (1525) contre Charles Quint, elle est conservée à Madrid jusqu’en 1808 puis rapportée en France par Napoléon.

Loïc Salmon




Exposition « Napoléon et l’Europe » aux Invalides

Cette exposition consacrée à Napoléon  1er (1769-1821), la plus synthétique et ambitieuse depuis celle du bicentenaire de sa naissance, se tient au musée de l’Armée, proche de son tombeau aux Invalides, l’un des monuments les plus visités de France.

L’exposition. Tout est abordé : guerre, diplomatie, politique, administration, monnaie, propagande et arts. Dans un souci d’impartialité, les visions française et « européennes » sont confrontées : œuvres d’art, tableaux, gravures et caricatures… surtout britanniques ! Une maquette de la colonne Vendôme à Paris rappelle qu’elle fut surmontée, pendant trente ans, d’une statue de bronze de l’empereur en redingote, portant bicorne et la main gauche dans son gilet, Cette statue se trouve aujourd’hui… dans la cour d’honneur des Invalides !

Figurent en bonne place : plusieurs sculptures d’artistes italiens (Canova, Pacetti, Bartolini et Vela) ; la peinture monumentale (David) du Premier consul à cheval, manteau rouge au vent, franchissant le col alpin du Grand Saint-Bernard, l’assimilant à Hannibal et Charlemagne ; une réplique d’époque des parures de rubis et diamants de l’impératrice Marie-Louise (collection Chaumet) ; un uniforme du tsar Alexandre 1er (musée du Kremlin). De son côté, le National Maritime Museum de Londres a prêté, pour la première fois, l’habit de l’amiral Nelson percé à l’épaule gauche par une balle française, qui l’a blessé mortellement à la bataille navale de Trafalgar. C’était le 21 octobre 1805. Napoléon abandonne alors son projet d’invasion de l’Angleterre, se tourne vers le continent européen et remporte la « bataille des Trois Empereurs » (France, Saint Empire Romain Germanique et Russie) à Austerlitz le 2 décembre suivant. Cette armée du camp de Boulogne deviendra la « Grande Armée », dont une exposition récente au Fort de Vincennes a rappelé les heures de gloire jusqu’à la campagne de Russie en 1812 (voir rubrique « Archives » 12-12-2012 : « Des Aigles et des Hommes, sur les traces de la Grande Armée »).

L’ascension et le déclin. L’exposition du musée de l’Armée compte plusieurs séquences retraçant l’épopée napoléonienne et l’organisation de l’Europe occidentale en Grand Empire, appelé parfois « Empire d’Occident » en référence à ceux de Rome et de Charlemagne, dont Napoléon 1er revendique l’héritage. L’ascension de Bonaparte commence au siège de Toulon (1793) et se poursuit pendant les campagnes d’Italie (1796-1797) et d’Egypte (1798-1799), le coup d’Etat du 18 brumaire (1799) et le Consulat (1799-1804). Elle culmine le 2 décembre 1804, quand il se couronne empereur des Français sous le nom de Napoléon 1er. L’Empire se construit par la guerre : des cartes montrent son évolution jusqu’à 134 départements en 1812. Celles des pays ennemis de la France expliquent les raisons géographiques et géopolitiques de leur hostilité à l’Europe napoléonienne, caractérisées par sept coalitions jusqu’à la défaite de Waterloo en 1815 : l’Autriche, la Prusse, le royaume de Sicile, les Etats pontificaux, la Russie, l’Espagne, le Portugal et, last but not the least, la Grande-Bretagne ! Pendant les Cent-Jours (20 mars-22 juin 1815), les puissances alliées, réunies au Congrès international de Vienne, réorganisent le continent européen à leur avantage.

La légende. De nombreuses citations ponctuent le parcours d’exception de Napoléon jusqu’à son exil et sa mort à Sainte-Hélène, qui donneront lieu à une exposition au musée de l’Armée en 2016. Dans ses mémoires, le chancelier autrichien Metternich écrit : « Les uns ne voyaient en Napoléon que le grand général ; d’autres cherchaient à expliquer son élévation par la supériorité de son esprit politique ; d’autres enfin ne voulaient l’admettre que comme un aventurier comblé par la fortune ; tous oubliaient que, pour se rendre compte des succès prodigieux de cet homme, il était indispensable de tenir compte à la fois de ses qualités personnelles et des circonstances au milieu desquelles il a vécu ». Lucide, il ajoute : « L’erreur générale de l’Europe provenait de ce qu’on ne voyait pas qu’au mouvement national en France avait brusquement succédé l’action unique de l’ambition dévorante d’un seul homme ».

Dans son roman « La Chartreuse de Parme », Stendhal devient lyrique : « Le 15 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan à la tête de cette jeune armée, qui venait de passer le pont de Lodi et d’apprendre au monde qu’après tant de siècles César et Alexandre avaient un successeur ». Dans une lettre autographe adressée le 12 novembre 1808 au grand chancelier de la Légion d’Honneur Lacépède et présentée à l’exposition, le poète allemand Goethe ne cache pas son admiration : « Aujourd’hui que sa Majesté Impériale et Royale daigne me distinguer en me décorant de son Ordre, je me sens très heureux de continuer par devoir et par reconnaissance ce que j’avais commencé par l’impulsion du sentiment ». Prenant modèle sur la Légion d’Honneur, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III établit la croix de Fer en 1813 pour récompenser les actions militaires, sans distinction de grade ou de catégorie sociale. Deux exemplaires d’époque sont exposés. Cette même croix de Fer inspirera, à son tour, la création de la croix de Guerre française… en 1915 ! Enfin, que pensait Napoléon de l’Europe ? Il s’en est confié à Las Cases dans le « Mémorial de Sainte-Hélène », dont deux citations sont reproduites. D’abord, il rappelle le sommet de sa gloire : « Mon élévation est sans exemple. J’ai livré cinquante batailles rangées que j’ai presque toutes gagnées. J’ai mis en vigueur un code de lois qui fera passer mon nom à la postérité. De rien, je me suis élevé au rang du plus puissant monarque du monde. L’Europe était à mes pieds ». Au crépuscule de sa vie, il anticipe un grand projet européen : « Je pense qu’après ma chute et la disparition de mon système, il n’y aura en Europe d’autre grand équilibre possible que dans l’agglomération et la confédération des grands peuples ».

Loïc Salmon

Des Aigles et des Hommes : sur les traces de la Grande Armée

L’histoire des Invalides en 3 D

L’exposition « Napoléon et l’Europe » (27 mars -14 juillet 2013), organisée par le musée de l’Armée avec le concours de la Fondation Napoléon et du Centre national d’art et d’exposition de la République fédérale d’Allemagne à Bonn, se tient aux Invalides à Paris. Elle rassemble plus de 250 œuvres d’art, objets et documents prêtés par une cinquantaine de musées et institutions européennes. En marge, ont été programmés : un cycle de conférences en mars ; des projections de films en avril ; une table ronde intitulée « Napoléon et l’uchronie » (8 juin) ; un cycle de concerts dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides jusqu’au 27 juin avec surtout des œuvres de Beethoven, qui avait notamment composé sa troisième symphonie « Eroica » en l’honneur de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul. Renseignements :  www.musee-armee.fr/ExpoNapoleonEurope

 




Des Aigles et des Hommes : sur les traces de la Grande Armée

Deux siècles après la campagne de Russie, une exposition au château de Vincennes, intitulée « Des Aigles et des Hommes », retrace l’épopée de la Grande Armée de 1805 à 1812, avec son cadre institutionnel, son fonctionnement et l’expérience de la guerre vécue par ceux qui ont fait l’Empire.

Origine. Cette armée, qui se battra dans toute l’Europe, voit le jour en 1798 avec la loi Jourdan-Delbrel de 1798, qui institue la conscription. En 1803, Bonaparte, Premier Consul, envisage d’envahir l’Angleterre et rassemble 164.000 hommes dans les camps de Bruges, Montreuil, Saint-Omer et Boulogne. Deux ans plus tard, le 29 août 1805, cette « armée des côtes de l’Océan » prend le nom de « Grande Armée » et lève discrètement le camp pour traverser l’Europe et vaincre la coalition  austro-russe à Austerlitz le 2 décembre de la même année. C’est son baptême du feu. Un document autographe de Napoléon relate cette bataille, la plus glorieuse de son règne : « Soldats, il vous suffira de dire : j’étais à la bataille d’Austerlitz pour que l’on vous réponde : voilà un brave ». Auparavant, le Premier Consul a choisi et institué l’Ordre de la Légion d’Honneur (19 mars 1802) et en a distribué les premiers insignes à l’Hôtel des Invalides le 14 juillet 1804,  quelques mois avant son sacre. Cette récompense, destinée aux militaires et aux civils qui se sont distingués, devient très populaire. Elle sera attribuée à 38.163 titulaires jusqu’à la chute de l’Empire en 1815. Par ailleurs, l’aigle romaine est devenue l’emblème officiel du nouveau régime politique et…  de l’armée qui l’arbore sur la hampe de ses drapeaux !

Histoire. Synonyme de l’armée française sous l’Empire, la « Grande Armée » ne désigne en fait qu’une partie des troupes impériales, de 1805 à 1808 puis de 1811 à 1814. Répartie en corps d’armée, elle s’illustre pendant les campagnes de 1805, 1806 et 1807 et perd cette appellation en 1808 par un décret, qui la place sous les ordres du maréchal Davout. Ainsi, dans la péninsule ibérique, l’armée impériale est désignée comme « armée d’Espagne », même quand Napoléon en prend le commandement de novembre 1808 à février 1809. Elle devient « armée du Rhin », quoique commandée par l’Empereur en personne, pendant la campagne de 1809 en Europe continentale jusqu’au traité de Vienne. Finalement, dans une correspondance datée du 15 février 1811, Napoléon manifeste sa volonté d’organiser à nouveau, en prévision de la campagne de Russie, une « Grande Armée » constituée de trois armées différentes, où se côtoient plus de vingt nations et peuples européens : 50 % des effectifs sont composés d’étrangers… considérés comme « français » de fait. Vaincue, mais reconstituée pour affronter les troupes de la sixième coalition (Grande-Bretagne, Russie, Autriche, Prusse et quelques Etats allemands), la Grande Armée se distingue pendant les campagnes d’Allemagne (1813) et de France (1814). Elle disparaît avec l’exil de l’Empereur à l’île d’Elbe. Pendant les Cent-Jours, Napoléon ne commande qu’une « armée du Nord », qui sera défaite à Waterloo.

Organisation. L’exposition met en lumière les hommes et la vie militaire au sein de la Grande Armée : archives, dessins et même un tambour évoquant les parcours des combattants et le quotidien des « grognards », avec l’exaltation des victoires et la détresse des revers à partir de 1812. Sont aussi évoquées l’organisation et l’administration de l’énorme machine militaire, où les états-majors travaillent dans l’ombre des maréchaux. La « Garde impériale », qui regroupe les combattants d’élite, restera une unité de réserve qui ne combattra vraiment que pendant la campagne de France. Six cents de ses membres accompagneront l’Empereur à l’île d’Elbe. En campagne, la Grande Armée élève des fortifications, jugées indispensables par Napoléon pour assurer la projection des forces et la maîtrise de leurs lignes de communications. Le renseignement revêt une importance primordiale. En effet, la stratégie napoléonienne impose la remontée rapide et la centralisation des informations. Les opérations nécessitent une connaissance très fine de l’espace de bataille et la production de cartes précises et tenues à jour. Les ingénieurs géographes dépendent du Dépôt de la Guerre en temps de paix et du service topographique de la Grande Armée pendant les campagnes. Les officiers du génie participent également à l’élaboration des cartes. En temps de paix, les reconnaissances permettent de collecter des informations pour connaître la géographie physique et humaine du théâtre des opérations. En temps de guerre, elles servent à déterminer la position des armées ennemies et leurs itinéraires. Elles sont complétées par les interrogatoires des prisonniers de guerre et des civils. Les renseignements recueillis au niveau des unités et des bureaux de « partie secrète » des états-majors des corps d’armée remontent au grand quartier général, lui-même doté d’un service topographique. De son côté, l’Empereur dispose de son propre cabinet topographique, d’interprètes et…même d’un bureau de statistiques à partir de 1812. Bien entendu, les transmissions étaient cryptées. Quand il avait intercepté des estafettes, l’ennemi tentait de casser le code… qui avait déjà changé quand il y parvenait.

Héritiers de la fougue des combattants révolutionnaires et guidés par le génie militaire de leur chef, les soldats de la Grande Armée ont mené leurs aigles de victoire en victoire, dont les noms inscrits sur leurs drapeaux… font désormais partie du roman national !

Loïc Salmon

L’exposition « Des Aigles et des Hommes » se tient au pavillon du Roi dans le château de Vincennes (banlieue parisienne) du 29 novembre 2012 au 24 février 2013. Elle est organisée par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives et le Service historique de la défense, en collaboration avec le musée de l’Armée, l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire, le musée Carnavalet (Ville de Paris) et la Fondation Napoléon. En marge de l’exposition, les conférences suivantes sont prévues au pavillon de la Reine : « Le recrutement de la Grande Armée » (12 décembre) ; « La proclamation d’Austerlitz » (19 décembre) ; « La symbolique impériale et son héritage » (9 janvier) ; « La campagne de Russie » (16 janvier) ; « La correspondance de Napoléon » (23 janvier 2013) ; « Les campagnes de la Grande Armée dans l’œuvre des artistes du Dépôt de la Guerre » (30 janvier) ; « Napoléon et l’Europe » (6 février). Renseignements : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr