Base pétrolière interarmées

La Base pétrolière interarmées (BPIA) est créée, le 1er janvier 1994, par la fusion des anciens groupements des essences de corps d’armée et de l’Ecole du service des essences des armées. Installée à Châlons-sur-Saône, elle doit former les spécialistes pétroliers de la défense et constituer les détachements projetés en opérations extérieures. En 2011, elle a reçu la croix de la Valeur militaire avec palme.

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07ème Bataillon de chasseurs alpins

Titulaire des croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945 et de celle de la Valeur militaire, le 7ème Bataillon de chasseurs alpins (BCA) a été décoré de la Médaille britannique de Crimée (1855) et de la Médaille interalliée de la victoire (1945).

Fondé en 1840 par le duc Ferdinand-Philippe d’Orléans, fils aîné de Louis-Philippe, il sera d’abord régiment de chasseurs à pied avant de devenir « alpin » en 1888. Son destin reste lié à la famille d’Orléans. En effet, l’un des descendants directs du duc, le sous-lieutenant François d’Orléans, a été tué au combat en Algérie en 1960. Sa tante, Isabelle, était devenue marraine du 7ème BCA en 1957 et le resta jusqu’à son décès en 1983. Sa nièce, Hélène, lui a alors succédé, avant de passer le flambeau à sa propre nièce, Marie, en 2009. Le bataillon connaît son premier fait d’armes en 1845, lors de la conquête de l’Algérie, où une compagnie de 80 hommes sera presque totalement anéantie à  Sidi-Brahim. Il est ensuite engagé en Italie (1851-1853), en Crimée (1855-1856), au Mexique (1862-1867), à nouveau en Algérie (1853-1855), en Tunisie (1881) et au Maroc (1912-1913). C’est en pensant à lui et au 14ème BCA que le maréchal Lyautey définira ainsi « l’esprit chasseur » : « C’est la rapidité dans l’exécution de gens qui pigent et qui galopent. C’est l’allant, c’est l’allure, c’est le chic ! C’est pour les chefs le sens social dans le commandement, c’est l’accueil aimable. C‘est servir avec le sourire, la discipline qui vient du cœur. C’est le dévouement absolu qui sait aller, lorsqu’il le faut, jusqu’au sacrifice total ». Pendant le premier conflit mondial, le 7ème BCA ne combat pas à Verdun, mais participe aux batailles de la Somme, du Chemin-des-Dames et d’Ypres. En 52 mois de guerre, il perd 43 officiers, 126 sous-officiers et 1.016 caporaux et chasseurs. Il reçoit la fourragère aux couleurs de la croix de Guerre en 1919. Malgré sa dissolution le 1er septembre 1940, certains chasseurs rejoignent le maquis jusqu’à leur intégration dans l’armée du général de Lattre de Tassigny en septembre 1944. Reconstitué en 1948, le 7ème BCA rejoint encore une fois l’Algérie en 1955. Il y encadre notamment des commandos de chasse, forces spéciales de contre-guerilla, dans le cadre du plan Challe en 1959. Un chef de section témoigne : « Concrètement, il s’agit d’équipes de six à dix chasseurs, quelques fois plus, recevant la mission de se rendre discrètement à un point, par exemple, un carrefour obligé de pistes ou une cache récemment « traitée », de s’y camoufler pour être totalement invisibles pendant la journée et éveillés et prêts à agir dès la tombée de la nuit ». Par la suite, le 7ème BCA sera engagé au Liban, dès 1984 et à plusieurs reprises, sous l’égide de l’ONU. Il a participé à l’opération « Baliste » d’évacuation de 2.000 personnes des ports de Beyrouth et Naqoura vers Chypre en 2006. Sous mandat des Nations unies, il a été déployé dans les Balkans (Bosnie-Herzégovine, Krajina et Kosovo) entre1992 et 2005.  Comme toutes les unités françaises, le 7ème BCA sera professionnalisé en 2001. Missions de courte durée ou opérations extérieures se succèdent alors : Tchad (2000, 2003 et 2008) ; Sénégal (2001) ; Afghanistan (2002, 2007-2008, 2009 et 2012) ; Côte d’Ivoire (2002-2012) ; Cameroun (2005-2006) ; République centrafricaine (2009-2014) ; Gabon (2012) ; Mali (2013-2014). Le 7ème BCA participe aussi à la protection du territoire national en outre-mer (Nouvelle-Calédonie) et en métropole, dans le cadre du plan Vigipirate.

Loic Salmon

Les chasseurs alpins du 13ème BCA

« Le 7ème Bataillon de chasseurs alpins », ouvrage collectif. Éditions Pierre de Taillac, 272 pages, plus de 450 documents, 29,90 €.




01er Régiment d’artillerie de marine

Durant la première guerre mondiale la conduite héroïque des marins, dans des conditions souvent épouvantables, vaut au 1er Régiment d’artillerie coloniale 3 citations à l’ordre de l’armée, qui se traduisent par l’obtention de la croix de Guerre 1914-1918 avec 3 palmes. Il deviendra par la suite 1er Régiment d’artillerie de marine (RAMa).

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17ème Régiment du génie parachutiste

Le 17ème Régiment du génie parachutiste (RGP) a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire. Il termine la seconde guerre mondiale avec la croix de Guerre 1939-1945 et celle d’Indochine avec celle des Théâtres d’opérations extérieurs (TOE). En outre, il totalise trois palmes et deux étoiles de la croix de la Valeur militaire pour ses actions dans les opérations extérieures.

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02ème Régiment d’infanterie de marine

Les noms de 16 batailles sur quatre continents, inscrits sur son drapeau, valent au 2ème Régiment d’infanterie de marine le port des fourragères de la Médaille militaire, de l’Ordre de la Libération et de la croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs.

Aucune unité de l’armée française n’a encore réalisé un tel palmarès. L’ancre d’or de ce « vagabond de la gloire » rappelle son origine navale. En 1622, le cardinal de Richelieu ordonne la création des « compagnies ordinaires de la mer », destinées à servir sur les navires de la Marine royale et à défendre les ports. La première expédition outre-mer remonte à 1664 avec l’embarquement de troupes régulières pour les Antilles à bord d’une escadre royale. Cinq ans plus tard, Colbert crée des compagnies « détachées de la Marine » pour être affectées dans les colonies, et des troupes d’infanterie et d’artillerie « embarquées », qui dépendent de la Marine. Au début du XVIIIème siècle, le royaume de France intègre les colonies de la Couronne, à savoir les Antilles, le Canada, la Guyane et Madagascar, ainsi que le domaine de la Compagnie française des Indes orientales, à savoir les îles Mascareignes (dont La Réunion d’aujourd’hui), le Sénégal et les comptoirs de l’Inde (Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor). Pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire (1792-1815), les troupes servant dans les colonies sont, en grande partie, rappelées en métropole. La Restauration relance l’expansion coloniale…qui durera jusqu’en 1962. Louis-Philippe reconstitue les troupes de Marine en 1831, date de naissance du 2ème Régiment d’infanterie de marine (RIMa). Ces troupes prennent l’appellation de « coloniales » en 1900 avant de redevenir « de Marine » en 1958. L’histoire du 2ème RIMa se décline en une succession de batailles : 1854, Bombarsund (Crimée) ; 1863, Puebla (Mexique) ; 1870, Bazeilles, haut fait d’armes des troupes de Marine célébré chaque année et inspirateur du fameux tableau « La Dernière Cartouche » (1873) ; 1885, Tuyen-Qan (Tonkin) ; 1914, la Marne ; 1915, offensive de Champagne ; 1916, la Somme ; 1917, l’Aisne-Verdun ; 1940, bataille de France et dissolution du 2ème Régiment d’infanterie coloniale (RIC)  ; 1941, Kub-Kub (Erythrée italienne) avec la participation de la 2ème Brigade française libre, qui deviendra 2ème RIC en 1945 ; 1942, El Alamein (Libye) ; 1943, Takouna (Tunisie) ; 1944, Ponte Corvo (Italie) et Toulon (débarquement de Provence) ; 1945, Colmar ; 1947-1954, Indochine ; 1952-1962, Afrique du Nord. En 1963, le 2ème RIMa s’installe au Mans, puis participe à toutes les opérations extérieures : Mauritanie, (1979-1980) ; Liban, opération « Diodon » (1982, 1983 et 1984) ; Tchad, « Tacaud » (1978, 1979 et 1980), « Manta » (1984 et 1985) ; « Epervier » (1986, 1989, 1993, 1995 et 2000) ; République centrafricaine, « Barracuda » 1980 et 1981, « Bouar » 1981, 1982, 1983 et 1987, « Alamandin » (1996-1998) ; Koweït, « Daguet » (1991) ; ex-Yougoslavie (1992-1997) ; Afghanistan (2008, 2009, 2010 et 2011) ; Côte d’Ivoire (2002-2010) ; Mali (2013, 2014, 2015 et 2017). Le 7 août 1945, le général de Gaulle souligne, qu’en cinq ans de guerre, le 2ème RIC totalise plus 50 croix de la Libération et 350 citations à l’ordre de l’armée. Le 10 novembre 2004, un hommage national a été rendu, aux Invalides à Paris, aux soldats français tués en Côte d’Ivoire.

Loïc Salmon

« Histoire du 2èmte Régiment d’infanterie de marine », ouvrage collectif. Editions Pierre de Taillac, 240 pages, nombreuses photos, 35 €. 

01er Régiment d’artillerie de marine

03ème Régiment parachutiste d’infanterie de marine

Drapeau du 1er Régiment de fusiliers marins




01er Régiment de parachutistes d’infanterie de marine

Titulaire des croix de Guerre 1939-1945 (6 palmes) et des théâtres d’opérations extérieurs (3 palmes) et de celle de la Valeur militaire (3 palmes), le 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) est décoré de la Légion d’honneur et de l’Ordre de la Libération.

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17ème Groupe d’artillerie

Le 17ème Groupe d’artillerie (GA) est implanté à Biscarosse (Landes) dans une enceinte de la Direction générale de l’armement, où il dispose ainsi d’une zone sécurisée de 150 km2. Depuis le 1er juillet 2008, il est rattaché au Commandement des centres de préparation des forces de Mailly. Le 17ème GA est titulaire de la fourragère de la croix de Guerre 1914-1918..

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23ème Bataillon d’infanterie de marine

Le 23ème Bataillon d’infanterie de marine (23ème BIMa), héritier de trois unités (23ème Régiment d’infanterie de marine, 23ème Régiment d’infanterie coloniale et 13ème Régiment de tirailleurs sénégalais), a été cinq fois dissous et cinq fois reconstitué. Stationné au camp de Bel-Air de Dakar (Sénégal), il est entré dans le silence de l’Histoire en juillet 2011. Il totalise trois croix de Guerre et 9 citations à l’ordre de l’armée : 1914-1918, 4 palmes; 1939-1945, 3 palmes ; théâtres d’opérations extérieurs, 2 palmes.

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19ème Régiment du génie, entreprendre et réussir

Depuis 1876, le 19ème Régiment du génie, décoré des croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, apporte un appui incontournable aux opérations.

Le nom de « sapeurs d’Afrique », employé dans le chant régimentaire, reste attaché à cette unité. Dès les premières années de son existence, le 19ème Régiment du génie (RG) est déployé en Extrême-Orient et en Afrique. A Madagascar, le génie assure, durant 8 ans, la construction et l’entretien des casernements, hôpitaux, voiries et installations d’assainissement. Il joue déjà un rôle de pacificateur qui marquera son histoire à diverses reprises. Dès l’automne 1914, il s’illustre dans la guerre de position à laquelle se livrent Français et Allemands dans les tranchées : aménagement des fortifications de campagne ; appui aux offensives ; construction de galeries sous les tranchées ennemies lors de la « guerre des mines ». Le génie connaît une croissance rapide avec la création de nouvelles unités spécialisées : télégraphistes, sapeurs de chemins de fer, pontonniers et colombophiles. Les sapeurs s’imposent à tous les niveaux de la hiérarchie, à l’arrière comme au front, jusqu’à entrer les premiers dans le fort de Douaumont (bataille de Verdun, 1916). Le 19ème RG reçoit son appellation officielle en 1935.Il changera plusieurs fois de nom.

Durant l’entre-deux-guerres, il développe sa vocation nord-africaine en menant des travaux d’aménagements en Algérie et au Maroc, dont un réseau de 100 km de ligne télégraphique au sommet de collines tunisiennes ou une voie ferrée algéro-tunisienne. Au cours de la seconde guerre mondiale le 19ème RG participe aux campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Il compte alors dans ses rangs le fameux Alain Mimoun…futur champion olympique du marathon en 1956 ! Déminage, franchissement et rétablissement d’itinéraires font partie du quotidien des sapeurs. A la fin du conflit, une citation à l’ordre de l’armée leur est décernée. La 19ème Compagnie de marche du génie, issue du 19ème RG, participe au conflit en Indochine de 1949 à 1955. La tâche est rendue difficile par le terrain, le climat, l’action ennemie incessante, un matériel ancien et défaillant. Au cours de 22 opérations, les sapeurs d’Afrique réalisent près de 600 km de routes et de pistes, construisent plus de 100 ponts et radiers (souvent détruits par le Viêt Minh puis reconstruits), trois pistes d’aviation, un terrain pour les hélicoptères et un autre pour les avions de transport. Le régiment, regroupé à Hussein-Dey, est aux premières loges lorsqu’éclatent « les événements d’Algérie » (1954). Outre leurs missions traditionnelles de mise en valeur du territoire et d’assistance aux populations, les sapeurs d’Afrique sont déployés dans des opérations de maintien de l’ordre. A la fin de la guerre d’Algérie (1962), le 19ème RG s’installe à Besançon. Les sapeurs poursuivent leur instruction, s’entraînent à la navigation en courant rapide, à construire et détruire des ponts de nuit… pour faire face à la menace venant de l’Est. Depuis les années 1990, le  19ème RG s’illustre dans de nombreuses opérations extérieures : Balkans, Côte d’Ivoire, Liban, Kosovo, Afghanistan et bande sahélo-saharienne. En 2016, composée de 1500 personnels, l’unité est organisée en 9 compagnies et devient le régiment d’appui de la  1ère Division.

Nathalie Deleau

« Serval » : manœuvre aéroterrestre en profondeur et durcissement de l’engagement

Opérations : Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire et Tchad

Robotisation du champ de bataille : état de l’art

« Entreprendre et réussir, histoire du 19ème Régiment du génie », par Christophe Lafaye. Editions Pierre de Taillac, 2016, 175 pages, 35€.




05ème Régiment d’hélicoptères de combat

Le 5ème Régiment d’hélicoptères de combat (RHC), implanté au quartier Rose à Pau, est issu du Groupe d’aviation légère divisionnaire parachutiste N°11. Il a hérité des traditions du Peloton d’observation d’aviation d’artillerie (POAA) de la 5ème Division blindée (DB). Le 5ème RHC est décoré des croix de Guerre 1939-1945, des Théâtres d’opérations extérieurs et de la Valeur militaire.

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