Espace : lancement réussi du satellite militaire Syracuse 4A

Première unité du programme Syracuse IV, le satellite de télécommunications Syracuse 4A, lancé le 24 octobre 2021 du Centre spatial guyanais, sera opérationnel dans 9 mois sur une orbite géostationnaire de 36.000 km.

Caractéristiques et performances. Syracuse IV, qui comptera 3 satellites, offrira une meilleure résistance aux brouillage et cyberattaques que le système actuel Syracuse III, en service depuis 2007. Il assurera un débit trois fois plus élevé, soit 1 gigabit/seconde et par satellite, pour permettre d’échanger des volumes de données plus importants à tous les niveaux de la chaîne de commandement. Voici les principales caractéristiques de Syracuse 4A : masse lancée, 3.850 kg ; durée de vie minimum, 15 ans ; position orbitale, 45,5 ° Est ; bande passante en bande X, 500 Mhz ; bande passante en bande Ka, 1 Ghz. Comme les futurs satellites 4B et 4C, Syracuse 4A dispose de 4 moteurs électriques en remplacement de la propulsion chimique et de son carburant. Pour la même durée de vie, cela permet une plus grande capacité d’emport de charge utile de communication et donc l’usage des deux bandes de fréquences différentes. Syracuse 4A (puis 4B) dispose d’un « processeur numérique transparent » pour la propulsion, la génération d’électricité et le contrôle de position. Cette « intelligence » du satellite peut être reconfigurée en permanence, pour s’ajuster au besoin opérationnel avec une très grande précision. Le système Syracuse IV inclut 400 stations sol plus puissantes, plus compactes et plus mobiles pour équiper la Marine, l’armée de Terre et celle de l’Air et de l’Espace. D’ici à 2023, ces nouvelles stations équiperont les frégates FREMM (multi-missions) et FDI (défense et intervention), les sous-marins nucléaires d’attaque de type Suffren, les porte-hélicoptères d’assaut et les véhicules blindés Griffon et Serval du programme Scorpion. A partir de 2026, l’avion Airbus A330 MRTT (transport et ravitaillement) Phénix sera le premier aéronef à emporter une station militaire aéroportée souveraine, qui renforcera ses aptitudes de plateforme de commandement.

Programme spatial militaire. Le programme Syracuse IV est conduit par la Direction générale de l’armement, en collaboration avec le Centre national d’études spatiales et le Commandement de l’espace de l’armée de l’Air et de l’Espace et en partenariat avec les industriels Airbus Defense and Space et Thales Alenia Space. Voici son calendrier : 2015, notification du contrat de réalisation des satellites Syracuse 4A et 4B ; 2019-2020, début des réalisations des stations sols ; fin octobre 2021, lancement de Syracuse 4A ; 2022, lancement de Syracuse 4B ; d’ici à 2025, commande de Syracuse 4C. Par ailleurs, dans le cadre de l’utilisation militaire de l’espace, le nouveau programme d’armement « Maîtrise de l’espace » compte deux volets. D’abord, la France doit améliorer la surveillance de ses satellites. Ensuite, lorsqu’un acte hostile a été détecté, caractérisé et attribué, elle doit pouvoir y répondre de façon adaptée et proportionnée, en conformité avec les principes du droit international. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit 4,3 Mds€ pour le renouvellement des capacités spatiales militaires : observation, 3 satellites CSO dont 2 déjà opérationnels et le 3ème à lancer en 2022 ; renseignement électromagnétique, 3 satellites CERES à lancer en novembre 2021 ; télécommunications, Syracuse 4A et 4B ; développement de programmes futurs, dont ARES pour la surveillance de l’espace et de défense des satellites.

Loïc Salmon

Espace : nouveau théâtre des opérations militaires

Espace : un commandement dédié pour comprendre et agir

Stratégie : espace et BITD, nécessité d’anticiper




DGA : l’hydrodynamique, de la faisabilité au suivi du navire

Les performances atteignables de tous les navires militaires sont calculées avant leur construction à partir de maquettes. Les essais, une fois validés, sont complétés par ceux, à la mer, du bâtiment de surface ou du sous-marin.

Ce processus a été présenté à la presse le 8 octobre 2021 au Val-de-Reuil par l’ingénieur en chef de l’armement Laurent Le Saint, directeur du Centre d’expertise et d’essais DGA Techniques hydrodynamiques (CDGA TH). Ce centre étudie aussi les évolutions ou refontes des navires tout au long de leur vie.

Les spécificités navales. A l’inverse des programmes aéronautiques et terrestres, il n’existe pas de prototype pour les essais de programmes navals. La grande complexité et la durée de construction d’un navire impliquent que le premier de la série doit être immédiatement utilisable. Il s’agit de calculer la résistance à l’avancement du navire, à savoir les forces qui s’opposent à son déplacement, en vue d’atteindre la vitesse maximale souhaitée. L’étude de sa « manœuvrabilité » porte sur l’efficacité des manœuvres des navires de surface et la sûreté de la navigation des sous-marins. Celle de sa « tenue à la mer » porte sur sa stabilité et l’intégrité de ses structures. L’expertise de CDGA TH inclut : la conception des propulseurs qui détermine les « signatures hydroacoustiques » ; le lancement d’armes (missiles) hors charge explosive ; les corps remorqués (sonars) ; la fabrication des maquettes ; l’informatique scientifique. Hors construction, un navire nécessite 40 % d’études numériques, 15 % d’expertise, 40 % d’essais sur maquette et 5 % d’essais à la mer. Le CDGA TH dispose de 12.000 cœurs de calcul pour : mettre en place des lois d’extrapolation entre essais sur maquettes et performances attendues à l’échelle réelle ; déterminer la meilleure forme de coque, selon la discrétion attendue, la minimisation de la puissance du navire ou celle de son coût de fabrication. Ainsi, la modélisation du comportement d’un sous-marin porte sur les missions, changements de cap, avaries éventuelles des gouvernails et possibilités de manœuvre selon l’état de la mer.

Les moyens techniques. Phénomène bruyant et corrosif, la « cavitation » produit des petites bulles d’air sur les pales d’une hélice tournant dans l’eau à grande vitesse (photo, en haut à droite). Phénomène identique dans le sillage d’un navire, elle peut réduire l’efficacité de son gouvernail. La modification de la forme ou du nombre de pales de l’hélice compense la perte de poussée due à la cavitation ou améliore la discrétion d’un sous-marin. Le grand tunnel hydrodynamique du CDGA TH, semblable à une soufflerie, permet d’effectuer des essais et recherches sur la cavitation et le bruit rayonné par une hélice ou celui d’un écoulement. La cuve à houle sert à maîtriser l’environnement, le plus représentatif de la réalité, auquel va être soumis le navire. Long de 32 m et large de 10 m, elle génère des houles sur des maquettes de 1,5 m à 8 m de long de navires de surface ou à 1/20ème d’un sous-marin à faible immersion (photo, en haut à gauche). Des essais de houles, à différentes profondeurs, obliques, axiales, régulières, irrégulières ou cumulées, pendant 5 à 10 minutes, correspondent à 1 heure à la mer. Ils portent sur la stabilité avant et après une avarie de navire de surface, l’impact des vagues, de l’amarrage et de la tenue au mouillage. Le bassin de traction B 600, le plus grand d’Europe avec 545 m de long, 15 m de large et 7 m de profondeur, mène des essais de résistance, d’autopropulsion et de tenue à la mer en eau calme et sur houle de face ou arrière (photo, en bas).

Loïc Salmon

Marine nationale : SNA Suffren, campagne d’essais à la mer

Marine : la « marétique », transformation numérique du monde maritime

Armement : la DGA, la défense d’aujourd’hui et de demain




Armée de Terre : prête dans un contexte stratégique incertain

Anticiper l’évolution technologique et conserver au soldat son esprit guerrier en développant ses forces morales constituent les fondamentaux de l’armée de Terre. Celle-ci est amenée à intervenir dans tout type de conflit.

Son chef d’état-major, le général d’armée Pierre Schill, l’a expliqué le 7 octobre 2021 lors de sa présentation annuelle au camp de Satory.

Interopérabilités. L’édition 2021 a mis en valeur quatre particularités : l’intégration des robots, dont le projet Vulcain imagine l’emploi de systèmes automatisés en 2040 ; l’importance croissante des drones, qui modifient la manière de combattre et dont le parc atteindra 3.000 unités en 2023 ; la dimension interarmées avec les participations de l’armée de l’Air et de l’espace et des partenaires allemands et belges ; l’accompagnement des blessés avec un stand de la Cabat (Cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre). En 2020, l’armée de Terre a déploré 16 morts et 33 blessés sur des théâtres d’opération. La perspective d’un engagement majeur ne peut s’envisager que dans le cadre d’une alliance ou d’une coalition. Afin d’y tenir le rôle de nation-cadre, la France développe une interopérabilité opérationnelle et capacitaire avec ses Alliés. Ainsi au Sahel, elle joue un rôle moteur au sein de la force « Takuba » composée de forces spéciales de plusieurs pays européens. En outre, un sous-groupement tactique interarmes français participe à l’opération « Lynx » de l’OTAN en Estonie.

Contexte stratégique. Les dépenses militaires mondiales ont totalisé 2.000 Mds$ en 2020, soit le montant le plus élevé depuis la fin de la guerre froide (1991), indique le général Schill. En octobre 2020, l’affrontement entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie s’apparente à un conflit de haute intensité, comparable à celui dans le Donbass entre l’Ukraine et la Russie en 2014. En mai 2021, les hostilités entre l’armée israélienne et les groupes armés de Gaza révèlent la puissance militaire du Hamas, organisation palestinienne non étatique. En août 2021, la dissolution de l’armée afghane et la chute du gouvernement de Kaboul face aux talibans modifient l’équilibre régional et mettent en doute les assurances des alliances de la France. Le déploiement possible de groupes paramilitaires en Afrique (dont la société militaire privée russe Wagner) illustre les modalités de la compétition entre Etats, maintenue au-dessous de l’affrontement. Par l’instrumentalisation des conflits périphériques, certains Etats (dont la Russie et la Chine) cherchent à créer des situations de faits acquis ou des contournements par des procédés d’influence et des offensives effectives, y compris cyber. Les armées, souligne le général Schill, doivent se préparer aux conflits qui se dérouleront dans les zones « grises », face à des stratégies d’opérateurs de plus en plus hybrides.

Moyens. Suite à la revue stratégique de 2017 puis actualisée début 2021, l’armée de Terre remonte en puissance. Elle dispose actuellement de 6.578 blindés, dont 222 chars de combat, 137 véhicules à chenilles et 6.219 blindés à roues. Son artillerie compte 119 canons de 155 mm, 132 mortiers de 120 mm et 13 lance-roquettes unitaires. Ses 283 hélicoptères se répartissent en 86 Gazelle, 67 Tigre, 32 Puma SA 330, 24 Cougar, 8 Caracal, 48 Caïman HH90 et 18 Fennec AS555. Ses 893 drones se répartissent en 30 systèmes SMDR, 579 nano-drones, 278 micro-drones et 6 Drogen (mini-drones pour le génie). L’arsenal est complété par 1.260 systèmes d’armes anti-char, 196 systèmes d’armes sol-air et 23.075 équipements du combattant Félin.

Loïc Salmon

Armée de Terre : de la gestion de crise à la guerre future

Armée de Terre : l’imprévisibilité, facteur de succès sur l’adversaire

Armée de Terre : le chef tactique dans un combat futur de haute intensité




Grèce : partenariat stratégique et achat de trois frégates FDI

Le 28 septembre 2021, la Grèce a conclu avec la France un partenariat en matière de défense et de sécurité, incluant l’acquisition de trois frégates de défense et d’intervention (FDI) et une en option.

Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, l’a expliqué à la presse le même jour à Paris.

Le partenariat. Les ministres des Armées et des Affaires étrangères des deux pays ont signé un accord pour l’établissement d’un partenariat stratégique. L’article 2 spécifie : « Les parties se portent mutuellement aide et assistance par tous les moyens appropriés et, si besoin, l’emploi de la force armée, si elles constatent conjointement qu’une agression armée survient contre le territoire de l’une d’entre elles. » Il est conforme à l’article 51 de la charte de l’ONU (1945), au traité de l’OTAN (1949) et à celui de l’Union européenne (1993). Cette clause souligne la profondeur et la densité des relations de la France et de la Grèce en matière de sécurité et de défense. Les deux pays avaient déjà publié une déclaration commune sur la sécurité et la défense en 2008, puis signé un texte en 2015. Dans le cadre de ce partenariat stratégique, le 28 septembre et en présence de la ministre française des Armées, le ministre grec de la Défense et les présidents-directeurs généraux des entreprises françaises Naval Group et MBDA (missiles) ont signé un « Memorandum of Understanding » (protocole d’entente). Celui-ci porte sur l’acquisition, par la Marine grecque, de trois FDI construites en France avec une quatrième en option ainsi que leur maintenance et les armements associés. Cette commande fait suite à celles de 24 avions de chasse polyvalents Rafale pour l’armée de l’Air grecque. Une première commande, d’un montant de 2,5 Mds€ et conclue le 29 janvier 2021, porte sur 18 avions, dont 6 neufs et 12 d’occasion prélevés sur le parc de l’armée française de l’Air et de l’Espace. Celle-ci a alors bénéficié d’une commande de 12 appareils neufs à Dassault Aviation pour une livraison en 2025. Une deuxième commande grecque, annoncée le 12 septembre, porte sur 6 Rafale supplémentaires, dont le contrat est en cours de discussions.

Les frégates. Exportée pour la première fois, la FDI est très résiliente aux cyberattaques. Elle déplace 4.650 t et emporte : 32 missiles Aster 30 d’une portée de 3 à 120 km contre avion et de 30 km contre missile de croisière ou antinavire ; des missiles antinavires Exocet, d’une altitude de croisière de 2 m et d’une portée de 42 à 180 km selon les versions ; des torpilles Mu 90, portée de 12 à 23 km selon la vitesse ; des leurres anti-torpilles ; un radar multifonctions Sea Fire à antenne active. La commande grecque, d’un montant d’environ 3 Mds€, n’inclut pas la fourniture d’hélicoptères ni de drones. Naval Group et MBDA assurent les parties navire et armement ainsi que le maintien en condition opérationnelle sur trois ans. Les FDI seront construites à Lorient, avec six « ensembles » sous-traités en Grèce. Le contrat devrait être signé à la fin de l’année, après une étude détaillée de trois mois entre Naval Group et une centaine d’entreprises grecques. Deux FDI seront livrées en 2025 et la 3ème suivra en 2026. Cette commande s’intercale entre celles de 5 FDI, prévues par la loi de programmation militaire pour la Marine française d’ici à 2029. Le calendrier des livraisons, avec quelques mois de retard pour certaines, s’établit ainsi : FDI N°1 en 2024 ; FDI N°2, 2026 ; FDI N°3, 2027 ; FDI N°4, 2028 ; FDI N°5, 2029. Le format des frégates de premier rang reste fixé à 15 unités en 2030 avec les frégates de type La-Fayette rénovées.

Loïc Salmon

Marine : technologie de pointe pour combattre partout

Aviation militaire : les Rafale F3-R en service opérationnel

MBDA : coopération industrielle européenne pour les missiles




Défense : budget 2022, une hausse annuelle de 4,3 %

Le projet de loi de finances (PLF) des Armées, qui sera présenté au Parlement, se monte à 40,9 Mds€ pour 2022, soit 1,7 Md€ de plus en un an.

Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, l’a présenté à la presse le 22 septembre 2021 à Paris.

La hausse cumulée sur cinq ans depuis 2018 se monte à 27 % pour atteindre 9 Mds$. Le LPF de 40,9 Mds€ se répartit en : 23,7 Mds€ pour l’équipement ; 12,6 Mds€ pour les salaires de 273.000 personnels, dont 208.000 militaires (35.500 femmes) et 65.000 civils (25.000 femmes) ; 4,6 Mds€ pour le fonctionnement. La ressource supplémentaire de 1,7 Md€ se répartit en : 800 M€ pour les programmes d’armement et l’entretien des matériels ; 600 M€, autres dépenses d’équipement ; 300 M€, masse salariale.

Les montées en puissance. En vue de garantir l’autonomie stratégique, le PLF 2022 privilégie l’espace avec 646 M€. Le domaine du cyberspace reçoit 231 M€ en 2022 avec l’embauche de 1.900 cybercombattants pour la période 2019-2025. L’enveloppe du renseignement se monte à 399 M€. Celle de la lutte anti-drones, soit 23 M€, permet la livraison des premières bulles de protection permanente, l’expérimentation d’une arme laser sur les navires de la Marine nationale et l’achat de fusils brouilleurs supplémentaires. Enfin, 2,9 M€ sont réservés aux grands fonds marins pour la protection des ressources naturelles et des câbles sous-marins, la récupération des objets sensibles et le lancement en 2022 de la réalisation de capacités exploratoires. Les armées vont recruter l’an prochain 22.000 militaires (90 % de moins de 25 ans) et 4.200 agents civils. Environ 450 postes sont créés pour le renseignement, la cyberdéfense, les unités opérationnelles et le soutien aux exportations.

Les principales livraisons. Voici les livraisons prévues pour l’armée de l’Air et de l’Espace dans le domaine spatial : 1 système de renseignement électromagnétique Céres ; 1 satellite d’observation Musis-CSO ; 1 satellite de communication Syracuse IV. Celles dans le domaine aéronautique comptent : 2 avions de transport A 400 M Atlas ; 3 avions ravitailleurs multi-rôles Phénix ; 1 avion de transport stratégique A 330 ; 13 avions de chasse Mirage 2000D rénovés ; 4 radars SCCOA pour le contrôle aérien et la     préparation et la conduite des opérations aériennes. Voici les livraisons prévues pour l’armée de Terre : 14 drones tactiques ; 12.000 fusils d’assaut HK 416 F ; 10 stations terrestres connectées à Syracuse IV ; 200 missiles de moyenne portée ; 26 postes de missile de moyenne portée ; 8 hélicoptères Caïman Terre ; 245 véhicules blindés (Jaguar, Griffon et Serval) ; 1.200 véhicules légers tactiques polyvalents non protégés ; 120 véhicules blindés légers régénérés ; 2.075 équipements radio. Voici les livraisons prévues pour la Marine nationale : 4 avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés ; 15 stations navales connectées à Syracuse IV ; 1 module SLAMF de lutte contre les mines ; 1 sous-marin nucléaire d’attaque type Suffren ; 1 frégate multifonctions (6.000 t) à capacité de défense aérienne renforcée ; 1 bâtiment avitailleur de forces ; 1 frégate légère furtive type La-Fayette (3.200 t) rénovée.

Le cadre européen. Le fonds européen de défense prévoit 1,2 Md€ de commandes dès 2022 et 8 Mds€ sur 2021-2027 pour soutenir la compétitivité de l’industrie de défense de l’Union européenne. Les premiers contrats de recherche et développement portent sur l’énergie et la transition environnementale des combats terrestre et aérien et de la défense anti-missile.

Loïc Salmon

Défense : le cyber, de la conflictualité à la guerre froide

Défense : les infrastructures, de la construction à l’expertise

Marine nationale : le « MICA Center », compétence mondiale

 




Défense : le cyber, de la conflictualité à la guerre froide

Les attaques dans le cyberespace au-dessous du seuil de l’acte de guerre et la centralisation des flux numériques d’information par certains Etats rappellent la Guerre froide (1947-1991), mais sans mécanismes de désescalade.

Citant la Chine, l’Iran et la Corée du Nord, la ministre des Armées, Florence Parly, a constaté « une asymétrie entre les autocraties déshinibées et les démocraties libérales », lors de son intervention le 8 septembre 2021 au Forum international de la cybersécurité, tenu à Lille du 7 au 9 septembre.

 « Cybercombattants ». Pour la période 2019-2025, le ministère des Armées dispose d’un budget de 1,6 Md€ pour la cyberdéfense et prévoit d’en augmenter le recrutement à 1.900 personnels pour soutenir les missions de renseignement, de protection, de défense et d’action. Recrutés sous statut militaire, civil ou réserviste, les guerriers du cyber occupent des postes d’expert ou de cadre, effectuent leur premier emploi ou diversifient leur parcours professionnel. Leurs activités portent sur : l’ingénierie logicielle (expression du besoin, conception et développement) ; l’administration système et sécurité ; la sécurité des systèmes d’information (assistance, conseil et expertise) ; l’évaluation des systèmes par audit, test d’intrusion, « Red Team » (hackers) et « Blue Team » (défenseurs) ; lutte informatique défensive par l’évaluation de la menace, l’analyse de traces et la supervision dans les « SOC » (systèmes de détection d’intrusion), « forensic » (analyse du système après intrusion pour récupérer les fichiers) et « reverse engineering » (analyse des bogues d’un programme) ; veille sur les réseaux sociaux. Des postes spécifiques seront créés au sein des armées, à la Direction générale de la sécurité extérieure et à la Direction générale de l’armement, qui développe de nouveaux équipements. Les personnels à recruter renforceront le vivier de compétences à la disposition du Commandement de la cyberdéfense (Comcyber), qui devrait disposer de 5.000 cybercombattants d’ici à 2025. Placé sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées et implanté à Paris et Rennes, le Comcyber a pour missions : la protection des systèmes d’information de l’Etat-major des armées et du ministère des Armées ; la conception, la planification et la conduite des opérations militaires offensives et défensives dans le cyber ; la contribution à la préparation de l’avenir du domaine de la cyberdéfense.

Unités militaires spécialisées. L’armée de Terre, particulièrement exposée aux cyberattaques, s’est dotée des moyens pour s’en protéger. A Rennes, le Commandement des systèmes d’information et de communication contribue aux missions cyber et à la préparation à l’engagement des forces en opérations. La 807ème Compagnie de transmissions, spécialisée dans la défense des systèmes d’information (SI) projette en permanence des personnels en opérations extérieures. La 785ème Compagnie de guerre électronique (CGE) effectue des audits de sécurité informatique. Le Centre technique de lutte informatique défensive assure la surveillance et la défense des systèmes métiers déployés en métropole. A Paris, la Cellule de coordination de lutte informatique défense assure la veille de l’empreinte numérique (SI et sites internet). Enfin, le Commandement du renseignement des forces terrestres regroupe la 785ème CGE, le 44ème Régiment de transmissions (renseignement d’origine électromagnétique), le 54ème Régiment de transmissions (guerre électronique) et le Centre du renseignement terre (analyse et exploitation).

Loïc Salmon

Défense : détecter les cyberattaques et réagir vite

Cyber : nouvelle doctrine pour la lutte informatique

Cyber : instrument de la puissance russe en Baltique




Défense : le chef de l’EIGS tué et le grand contrat australien rompu

La force Barkhane a neutralisé Adnan Abou Walid al Sahraoui, émir de l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), filiale de Daesh au Sahel. Par ailleurs, l’Australie a rompu le contrat portant sur la construction de 12 sous-marins.

Florence Parly, ministre des Armées s’est exprimée sur ces sujets devant la presse, le 16 septembre 2021 à Paris, en présence du général Thierry Burkhard, chef d’Etat-major des armées, et de Bernard Emié, directeur général de la sécurité extérieure.

EIGS décapité et déstabilisé. Selon la ministre, la lutte contre le terrorisme vise deux objectifs depuis 18 mois : construire la montée en puissance des armées sahéliennes ; désorganiser les groupes affiliés à Daesh, dont l’EIGS, ou à Al Qaïda dont l’AQMI (Al-Qaïda au Magrheb islamique). Il faudra du temps à l’EIGS pour trouver à Abou Walid al un successeur de son étoffe. Bernard Emié rappelle que l’émir a ordonné l’assassinat de 8 humanitaires (6 Français) au Niger (août 2020) et des massacres de populations locales au Burkina Faso (novembre 2020), au Mali (mars 2021) et au Niger (juillet 2021). La chaîne de commandement de Daech se trouve déstabilisée par la neutralisation de sept de ses membres : l’émir de l’EIGS, décédé ; Abdelhakim Sahraoui, N°2 du groupe (décédé) ; Abou Abderrahmane Sahraoui, N°3 et responsable religieux (décédé) ; Issa Sahraoui, chef pour le Mali (décédé) ;  Ikarey, chef militaire (décédé) ; Khattab al Mauritani, expert en explosifs (capturé) ; Abou Dardar, chef de la police islamique (capturé). Al Qaïda, implanté à l’Est du Mali, et Daesh dans le Liptako (zones des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger), tentent d’étendre leur influence vers le golfe de Guinée. La coopération entre services de renseignement français, africains, américains et européens a permis de localiser l’émir de l’EIGS. Sa neutralisation résulte d’une traque lancée le 17 août par un commando de 20 soldats dans la forêt clairsemée de Dangarous (Mali), explique le général Burkhard. Des frappes aériennes, entre le 17 et le 22 août, ont neutralisé une dizaine de véhicules, dont la moto transportant l’émir de l’EIGS. Par ailleurs, Florence Parly a indiqué qu’un éventuel accord entre les autorités maliennes et Wagner, société russe de mercenaires, serait incompatible avec l’intervention française au Sahel.

Contrat australien rompu. Le 15 septembre, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont annoncé un programme de sous-marins à propulsion nucléaire pour l’Australie. Or l’appel d’offres, que la France avait remporté en 2016, portait sur une propulsion diesel-électrique. Florence Parly estime que la dénonciation imprévisible de cet accord d’Etat à Etat constitue un non-respect de la parole donnée, base des relations internationales. En outre, elle remet en cause la souveraineté de l’Australie, qui aurait pu se doter d’une capacité sous-marine autonome grâce à l’acquisition du savoir-faire dérivé du programme de sous-marins nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda, dont le Suffren, premier exemplaire, a été livré à la Marine en novembre 2020. Enfin, cette décision met en péril 400 emplois australiens et 650 en France chez Naval Group. Les clauses contractuelles seront étudiées attentivement pour préserver les intérêts français et pour que les conséquences soient le moins pénalisantes pour le constructeur, souligne la ministre. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit la construction par Naval Group de cinq autres SNA livrables d’ici à 2030 et l’étude du sous-marin nucléaire lanceur d’engins de 3ème génération.

Loïc Salmon

Défense : anti-terrorisme et remontée en puissance

Afrique : l’opération « Barkhane », créer de l’incertitude chez l’adversaire

Stratégie : l’action de la France dans la zone indopacifique




Marine : technologie de pointe pour combattre partout

La préparation au combat de haute intensité, en interarmées et de façon synchronisée dans l’espace et le cyber, nécessite une technologie avancée et du personnel à motiver et fidéliser.

L’amiral Pierre Vandier, chef d’état-major de la Marine (CEMM), l’a expliqué au cours d’une rencontre organisée, le 12 juillet 2021 à Paris, par l’Association des journalistes de défense.

L’action en interne Outre une présence mondiale, la Marine assure des missions permanentes : patrouille d’au moins un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) pour la dissuasion ; patrouille d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) ; équipes spécialisées pour la connaissance et l’anticipation ; défense côtière et interdiction maritime par des équipes de fusiliers marins ; soutien aux opérations par les commandos Marine. Selon l’amiral Vandier, le plan « Mercator », lancé en 2018, doit d’abord développer la capacité offensive, à savoir retrouver l’initiative et l’audace. Ensuite, il porte sur l’investissement pour les « cas d’usage » à 2-3 ans, comme par exemple : la lutte anti-drones en combinant satellite et laser qui aveugle ; le traitement des méga données pour évaluer l’environnement électromagnétique ; la frégate de défense et d’intervention et son « jumeau numérique » pour développer la modélisation. Grâce à la gestion de carrière et la rémunération, « Mercator » vise à fidéliser le personnel compétent, notamment féminin qui subit une forte attrition après 10-12 ans de service.

La présence extérieure. En juin 2021, la Marine déploie 49 navires, 12 aéronefs et 3.083 marins dans l’océan Atlantique, en Méditerranée, en Manche et mer du Nord, en océan Indien et dans le Pacifique. Le CEMM estime nécessaire de développer également une stratégie défensive. Ainsi, l’appareil militaire contribue aux technologies maritime, spatiale et cyber, qui soutiennent la croissance économique. L’Occident, pénalisé par le coût du travail, doit reprendre la main par la technologie duale (civile et militaire). La Marine française a besoin de patrouilleurs pour assurer la sécurité du SNLE (au départ et à l’arrivée) et de frégates multi-missions pour gérer les perturbations et les tentatives de chantage de la Russie. Les frégates naviguent aussi en Méditerranée centrale, à cause de la situation dans l’Ouest libyen et des migrations, et orientale, en raison du conflit en Syrie, du canal de Suez et de l’activisme turc à proximité des gisements de gaz. La mer Rouge constitue une zone d’action militaire entre la Russie, les Etats-Unis et la Chine, déjà présente dans le détroit de Bab el-Mandeb. Les porte-avions américains ne vont plus dans le golfe Persique, où la mission française « Agénor » recueille du renseignement électromagnétique (cyber et radar tridimensionnel). Dans les océans Indien et Pacifique, la Chine manifeste un comportement agressif avec ses bateaux de pêche, navires garde-côtes et bâtiments militaires. La situation se complique dans le détroit de Taïwan, île que Pékin considère comme une province à conquérir sans guerre.

La troisième voie. Selon l’amiral Vandier, la Chine pratique déjà une forme d’assujettissement économique et financier en Asie du Sud-Est. La France prône un multilatéralisme efficace partout où elle l’estime nécessaire, indépendamment de la tension Washington-Pékin. Ainsi pour acquérir une dimension océanique face à la Chine, l’Australie a décidé de se doter de sous-marins français malgré les pressions politiques des Etats-Unis, car « acheter américain » aurait été considéré comme un acte offensif par Pékin.

Loïc Salmon

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Espace : un commandement dédié pour comprendre et agir

Le Commandement de l’espace (CdE) développe en permanence ses capacités de surveillance et de réaction aux menaces croissantes dans ce domaine.

Le général de brigade aérienne Philippe Dedobbeleer, adjoint au commandant de l’Espace, l’a expliqué au cours d’une visioconférence organisée, le 8 juin 2021 à Paris, par l’Association des auditeurs IHEDN région Paris Ile-de-France.

Montée en puissance. Organisme interarmées, le CdE dépend directement du chef d’Etat-major des armées pour la stratégie, les capacités, la coopération internationale et les opérations. Il est rattaché à l’armée de l’Air et de l’Espace pour l’expertise, la préparation des forces, la mise en œuvre de contrats opérationnels, l’élaboration de la doctrine et le retour d’expérience dans le domaine spatial et enfin la maîtrise des risques. La pleine capacité des opérations spatiales militaires devrait être atteinte vers 2030. La tutelle du CdE sur le Centre national d’études spatiales (CNES) de Toulouse sera redéfinie pour y concentrer l’expertise de l’écosystème spatial. Celui-ci comprend des entreprises, des pôles de compétitivité et des centres universitaires à Paris, Lille, Saint-Quentin, Mulhouse, Besançon, Lyon, Grenoble, Nice, Marseille, Toulon, Bordeaux, Brest, Rouen et Cayenne (Centre spatial de Kourou). Le centre spatial de Toulouse verra ses effectifs passer de 200 personnes en 2019 à 500 en 2025. Il devra voir et écouter l’espace, mieux et plus loin, par l’acquisition de données par des satellites (optique, radar et infrarouge) à orbites basses, moyennes et hautes. Vu le nombre croissant d’objets divers dans l’espace à suivre pendant toute leur durée de vie, les données s’accumulent, de quelques mois à plusieurs décennies. La capacité de calcul à haute performance de l’intelligence artificielle permettra de traiter leur comportement quasiment en temps réel et, le cas échéant, d’agir vite puis rendre compte aux niveaux stratégique et tactique.

Innovation continuelle. Le CdE va construire un incubateur d’innovation dédié à l’espace militaire et ses applications. Dans un environnement sécurisé, un réseau aura pour missions de capter des idées, concrétiser des projets et conduire des expérimentations dans les laboratoires existants. A cet effet, l’Agence de l’innovation de défense développe des liens avec le CNES, la Direction générale de l’armement (DGA), la Direction du renseignement militaire, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales et les partenaires alliés.

Souveraineté et interopérabilité. Le développement d’un système spatial militaire constitue un enjeu de souveraineté numérique et d’autonomie stratégique, souligne le général Dedobbeleer. Celui d’une compréhension commune avec des pays alliés permet une interopérabilité des moyens avec des standards techniques identiques (doctrine, capacités et opérations). En février 2020, la France a adhéré à « l’Initiative opérations spatiales interalliées » (sigle anglais CSpO) et y a rejoint les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ce forum de réflexion et d’échanges vise à coordonner les capacités alliées, en augmenter la résilience pour assurer le soutien aux opérations multi-domaines (terre, air, mer, cyber et spatial), garantir la liberté d’accès à l’espace et y protéger, en coalition, les moyens qui s’y trouvent. Il donne lieu à des travaux réguliers, auxquels participent le CdE, la DGA et la Direction générale des relations internationales et de la stratégie.

Loïc Salmon

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Défense : le sport, du haut niveau à la reconstruction

Préparation à l’engagement opérationnel, réinsertion des blessés, cohésion interarmées et partage des valeurs militaires constituent les objectifs du plan « Sports 2025 », qui va du sport d’élite à celui pour tous.

Le sport dans les armées a été présenté à la presse, le 8 juillet 2021 à Paris, par Hervé Grandjean, porte-parole du ministère, et le commissaire en chef de 1ère classe Hervé Piccirillo, commandant le Centre national des sports de la défense (CNSD).

Une organisation cohérente. Premier contributeur au soutien des sportifs français de haut niveau, le ministère des Armées partage avec eux les mêmes valeurs, à savoir performance, rigueur, courage, don de soi et respect des autres, souligne Hervé Grandjean. Créé en 2006, le CNSD assure ce soutien sous l’autorité du chef d’Etat-major des armées. Implanté à Fontainebleau, il comprend l’Ecole interarmées des sports et l’Ecole militaire d’équitation. Disposant d’un budget annuel de 4,5 M€, le CNSD assure d’abord la préparation physique et mentale des militaires, en raison d’un contexte d’engagement opérationnel toujours plus difficile. En outre, grâce à la pratique du sport, les blessés peuvent lutter contre le stress et l’isolement et se dépasser, malgré leur handicap. De plus, lors des compétitions internationales, les athlètes de haut niveau contribuent au rayonnement des armées françaises. Enfin, pour renforcer le lien entre la nation et ses armées, celles-ci organisent, au niveau local, des actions sportives avec les collectivités territoriales et les fédérations sportives.

Une montée en puissance. Après la seconde guerre mondiale, la France prend la tête du Conseil international du sport militaire, destiné à prôner l’amitié et la paix entre les peuples par le sport de compétition, indique le commissaire Piccirillo. Le « Bataillon de Joinville » est alors constitué en 1956 pour optimiser l’entraînement des sportifs de haut niveau en âge d’effectuer leur service militaire. A partir de 1967, il accueille 450 à 550 jeunes athlètes, issus de 54 fédérations sportives, au sein de l’Ecole interarmées des sports. A la suspension de la conscription et la mise en sommeil du bataillon en 2002, son palmarès s’établit à : 20.500 athlètes du contingent et de carrière ; 45 médailles olympiques ; 312 titres mondiaux ou militaires ; 952 titres nationaux ou internationaux. En 2003 et 2014, des accords-cadres interministériels visent à développer le sport de masse et celui de haut niveau au sein des armées. Réactivé, le Bataillon de Joinville devient « l’Armée de Champions » sous la direction du commissaire aux sports militaires, commandant du CNSD. Ce dernier recrute sous contrat des athlètes comme militaires du rang avec un emploi du temps adapté aux compétitions. Comme 20 % d’entre eux restent dans les armées, certains deviennent sous-officiers et même officiers. En 2021, cette armée de 148 sportifs de haut niveau, (26 en situation de handicap) se répartit entre 77 pour l’armée de Terre, 13 pour l’armée de l’Air et de l’Espace, 11 pour la Marine nationale, 21 pour la Gendarmerie nationale et 26 pour le Secrétariat général pour l’administration et le ministère de l’Intérieur. Aux Jeux olympiques (JO) de Rio de Janeiro en 2016, les femmes représentaient 46 % de l’Armée de Champions. Aux Jeux paralympiques (JP), elles ont remporté 67 % des médailles. La sélection des athlètes pour les compétitions relève uniquement des fédérations sportives. En 2021, celles-ci ont envoyé 54 athlètes militaires (15 disciplines) aux JO de Tokyo (23 juillet-8 août) et 20 (11) aux JP (24 août-5 septembre).

Loïc Salmon

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