Forces spéciales : création du commando Ponchardier de la Marine nationale

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La Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) compte une nouvelle unité, le commando Ponchardier, qui a reçu, le 11 septembre 2015 à Lorient, son fanion décoré de la croix de Guerre 1939-1945, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Composé d’environ 150 personnels, le commando Ponchardier compte 4 escouades et 1 élément de commandement. L’escouade « mer » met en œuvre des moyens d’insertion maritime à longue distance et d’action au large des commandos marine : embarcations rapides de type ECUME (Embarcation Commando à Usage Multiple Embarquable), ETRACO (Embarcation de Transport Rapide pour COmmandos) et FUTURA (embarcation pneumatique à gonflage rapide). L’escouade « terre » est spécialisée dans la mobilité terrestre des opérations spéciales : véhicules de patrouille spéciale et véhicules légers de reconnaissance et d’appui. L’escouade « 3 D » assure l’insertion, par voie aérienne, des capacités des commandos marine, notamment en mer : parachutes spéciaux, personnels et matériels de largage. L’escouade « moyens spéciaux » regroupe les armes et munitions spéciales. Les « commandos marine », qui agissent en haute mer et de la mer vers la terre, effectuent aussi des opérations spéciales à terre. Ils participent aux actions de l’État en mer, à savoir la lutte contre les narcotrafics, l’immigration clandestine et la pêche illégale. Ils sont également engagés dans les opérations extérieures (Opex) à dominante maritime (lutte contre la piraterie au large de la Somalie) et à dominante terrestre (lutte contre le djihadisme dans la bande sahélo-saharienne). Totalisant 650 marins, ils sont répartis au sein de 7 unités, dénommées « commandos » et qui portent le nom d’un officier qui s’est illustré au combat : 5 de combat, Trépel, Jaubert, de Monfort, de Penfentenyo et Hubert ; 2 d’appui, Kieffer et Ponchardier. Les commandos de combat disposent de capacités communes : combat commando, renseignement, action d’environnement et maîtrise de tous les modes d’infiltrations terrestre, nautique et aéronautique. Toutefois, chacun s’est spécialisé : Trépel et Jaubert dans le contre-terrorisme, la libération d’otages et l’assaut en mer ; de Monfort et de Penfentenyo dans la neutralisation et l’observation ; Hubert dans le contre-terrorisme, la libération d’otages et l’action sous-marine ; Kieffer dans le commandement de groupes de forces spéciales, la guerre électronique, la cynotechnie (chiens), les drones et la lutte contre les risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) ; Ponchardier dans les moyens nautiques, terrestres, la troisième dimension et les armements. La FORFUSCO compte environ 2.300 personnels militaires et civils, répartis dans 18 unités sur 10 sites en France. Les unités de  « fusiliers marins » assurent : la protection et la défense de tous les sites sensibles de la Marine nationale ; la protection, à terre et en mer, de ceux des armées de Terre et de l’Air déployées à l’étranger ou en Opex ; la protection des navires civils d’intérêt stratégique ou particulièrement exposés à des menaces maritimes (piraterie). Les unités de commandos marine constituent les forces spéciales de la Marine. La FORFUSCO, basée à Lorient sauf Hubert installé à Toulon, est l’une des composantes de la Marine, qui compte également la Force d’action navale, la Force océanique stratégique (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) et la Force de l’aéronautique navale.

Loïc Salmon

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