Les spécialistes de la gendarmerie

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Les éditions Nane ont publié un petit livre sur les 10 spécialités de la gendarmerie avec les filières à suivre, les effectifs actuels et les adresses utiles. Ces divers spécialistes apportent leurs compétences pointues aux gendarmes enquêteurs ou de proximité.

Ainsi, ceux de la brigade nautique côtière surveillent plaisanciers, pêcheurs amateurs et professionnels, parcs à huîtres et trafics de stupéfiants venant du large. Ils utilisent parfois des « jet-skis » pour plus de discrétion. Les enquêteurs subaquatiques plongent dans les puits, lacs, fleuves et mers pour trouver des indices, équipés éventuellement d’un micro et d’une caméra… pour informer un magistrat en direct ! Les connaissances techniques et les aptitudes physiques des gendarmes de haute montagne, secouristes très sollicités, sont contrôlées tous les 3 ans pour s’assurer du maintien de leur niveau. Les maîtres-chiens peuvent choisir une quinzaine de spécialités dont celle d’assaut. Lors d’une interpellation à domicile, la présence d’un chien d’assaut est un élément dissuasif très fort ! Habituellement, le maître recueille son chien arrivant à l’âge de la retraite. Confrontés quotidiennement aux tragédies de la route, les gendarmes motocyclistes travaillent parfois avec la Fédération française des motards en colère pour prodiguer des conseils de conduite. Les pilotes d’hélicoptère sont souvent intégrés aux dispositifs de traque de malfaiteurs au sol. Leurs caméras thermiques permettent de prolonger les poursuites la nuit et au-dessus des bois. La SNCF recourt à leurs services pour surveiller les voies ferrées, dont les câbles de cuivre tentent les voleurs. Sur la route, ces hélicoptères peuvent repérer les plaques d’immatriculation des chauffards à 1 km ou transporter les personnes gravement accidentées. Les conducteurs de la brigade rapide d’intervention, dont la voiture passe de 0 à 100 km/h en 5,9 secondes, sont formés par les pilotes professionnels civils des grandes écuries automobiles. Les gendarmes spéléologues descendent jusqu’à 1.000 m de profondeur et disposent d’instruments de démultiplication de forces pour faciliter la remontée d’une civière. Ils communiquent avec la surface en glissant des antennes dans les fissures des parois, qui propagent les ondes radio. Les spécialistes des systèmes d’information et de communication (SIC) restent disponibles 24 h sur 24 dans chaque département, pour éviter toute interruption des systèmes informatiques, téléphoniques et radio de la gendarmerie. Celle-ci et la police travaillent à la mise en commun de leurs fichiers informatiques. La spécialité SIC évolue au rythme de l’avancée des technologies de communication. Les techniciens en identification criminelle (TIC), vêtus d’une combinaison blanche, de gants, d’un masque et de lunettes de protection, assistent parfois à des scènes éprouvantes pour récolter les indices les plus infimes. Cette spécialité est également ouverte aux gendarmes titulaires du diplôme d’officier de police judiciaire (2 ans d’études juridiques). Tous les 5 ans, les TIC doivent suivre un stage de perfectionnement aux nouvelles techniques. Enfin, il est très important de pouvoir « décompresser » chez eux… en raison du stress professionnel permanent !

Loïc Salmon

Milipol 2013 : innovations technologiques pour la sécurité

«  Les spécialistes de la gendarmerie », ouvrage collectif Éditions Nane 48 p. 10 €

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