Afghanistan : retrait des troupes combattantes en bon ordre

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La planification du retrait des forces françaises d’Afghanistan prévoit de laisser 1.500 personnels sur place fin 2012, ramenés à 700 en juillet 2013 puis à 400 au mois d’octobre suivant. Selon l’Etat-major des armées, les effectifs sont passés de 3.400 militaires en mai 2012 à 2.950 fin août, plus 150 gendarmes. Le dispositif de rapatriement prévoit plusieurs options. Le transport aérien direct dépend de la saison, car les avions gros porteurs Antonov peuvent embarquer 80-100 t en hiver, mais seulement 20-30t en été. La voie mixte prévoit des rotations aériennes vers un port du golfe Arabo-Persique, puis un acheminement par mer. Enfin, la voie routière vers le nord et vers le sud est envisagée. Une bonne organisation est indispensable pour anticiper les attaques éventuelles de talibans désireux de perturber l’opération. Le format du bataillon d’hélicoptères, chargés de l’appui aux forces françaises et afghanes et de la protection des unités, évolue. Entre janvier et fin août 2012, le bilan du rapatriement s’établit à 110 vols, plus de 350 matériels roulants, plus de 300 conteneurs et 3 navires civils affrétés. Au 1er janvier 2013, outre 50 gendarmes instructeurs des forces de sécurité afghanes, 1.500 militaires seront répartis entre  Douchanbé (détachement Air) et Kaboul. A partir de 2014, environ 400 militaires seront stationnés à Kaboul pour assurer, au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité, des fonctions de protection, d’état-major auprès des forces afghanes, de soutien santé et de formation dans le cadre de l’opération « Epidote ». Celle-ci, qui a concerné plus de 6.000 officiers afghans depuis 2004, consiste à leur donner des formations initiale, d’état-major et spécialisées (renseignement et administration).

L.S

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