Flandres 2011, interopérabilité franco-britannique

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Le premier exercice d’interopérabilité franco-britannique, dénommé Flandres 2011, s’est déroulé du 22 au 29 juin au Centre d’entraînement des postes de commandement de Mailly-le Camp (Aube). Son retour d’expérience permettra de tirer des enseignements à chaud et à froid en vue de créer une force d’intervention opérationnelle dans cinq ans, a souligné le général de corps d’armée Hervé Charpentier, commandant des forces terrestres, lors d’un point de presse le 16 juin.

Quelque 1.500 militaires et civils, dont 450 Britanniques, ont participé à cet exercice de simulation, qui a mis en œuvre des solutions techniques innovantes et des procédures d’état-major dans un environnement numérisé permettant à une brigade française et une brigade britannique d’opérer sous le même commandement (OTAN, ONU ou Union européenne). Chaque brigade utilise sa numérisation nationale. Le branchement des deux doit permettre au chef de section français de voir la même image que son homologue britannique et ainsi de suite à tous les échelons supérieurs, afin d’être capables de travailler ensemble, a indiqué le général Charpentier. Il a précisé que la simulation permet de réduire le coût de l’exercice de 1 à 7 par rapport à un déplacement complet des troupes sur le terrain. L’anglais opérationnel a été la langue de travail. Flandres 2011 avait également pour objectifs de maîtriser les opérations multinationales sur un spectre large, de maîtriser l’intégration et la coordination aéroterrestre (capteurs, feux et espace de bataille), d’organiser la fusion et l’exploitation du renseignement et enfin de renforcer l’interopérabilité logistique. « Il s’agit de créer un outil opérationnel pour permettre, un jour ou l’autre, de prélever une brigade de chacune des nations, a précisé le général Charpentier, nous ne sommes pas dans la démarche d’une brigade franco-britannique au moment où on améliore la répartition et la simulation ».

Loïc Salmon

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